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Le ventre est bien formé, souvent plat dans la partie supérieure, plus large dans la partie inférieure sans descendre au-dessous de la ligne de la poitrine; l’ombilic marque son point le plus bas,
La hanche ressort peu chez les animaux de race pure; elle est plate et plus haute que les pointes de l’ischium; elle est toujours plus basse que le sacrum.
Le bassin se retrécit fortement en arrière; il est largement échancré. L’anus et la vulve sont souvent placés horizontalement. L’entre-jambe est élevée chez beaucoup d’animaux (7).
Ordinairement la largeur du bassin égale la largeur de la poitrine et fait en moyenne 36 % de la taille au garrot. Nous avons souvent trouvé, lors des nombreuses mensurations faites aux concours officiels des dernières années, des largeurs de bassin dépassant de plusieurs centimètres celles de poitrine. C’est là un bon résultat acquis par une sélection d’animaux reproducteurs mâles et femelles bien choisis, dans le but de faire disparaître les sujets mal proportionnés ayant l'aspect «par devant d’un lion et par derrière d’une chèvre.»
a) Les membres. — Par le fait que les bovins vosgiens sont de taille moyenne et près de terre, on ne trouve que rarement des animaux hauts sur jambes. Une épaule courte mais large rattache solidement les membres antérieurs au corps.
L’avant-main est sans défaut chez la plupart des bêtes, le bras est bien musclé, l’angle qu’il forme avec l’épaule est obtus. Le coude est rarement tourné en dedans, l’avant-bras est court, le genou rond, le canon fort, le paturon souvent plus fort encore. L’arrière-main varie beaucoup selon les animaux et les centres d’élevage. En général, la culotte est plate, la jambe longue et oblique, le creux du jarret est largement échancré, le jarret fort, mais placé en arrière, le canon est large, nerveux et sec. Les onglons sont relativement grands, arrondis, très durs. Les aplombs des membres antérieurs sont réguliers. Les animaux qui ont la croupe pointue sont généralement bancals et ont de la tendance aux pieds de banc.
e) L’allure. — Les mouvements sont agiles; la démarche, malgré la mauvaise conformation des membres postérieurs, est large; cependant, il n’est pas rare de voir des animaux se touchant les jarrets en marchant. Ce défaut se remarque chez un grand nombre de boeufs attelés au joug. Pourtant ces boeufs actionnent bien leur
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arrière-main et relèvent suffisamment les pieds pendant le travail qui est fait avec une rare endurance.
f) Les mamelles. — Les vaches qui présentent par leur conformation une accentuation des caractères de la femelle, qui se distinguent par la finesse du squelette et la souplesse de la peau, ne sont pas rares parmi les bêtes vosgiennes. Ce sont toujours de très bonnes laitières. Leurs mamelles assez bien développées au point de vue forme, consistance, et nature du tissu glandulaire ne sont en général pas aussi volumineuses que celles des grandes races laitières, spécialisées dans la production du lait.
Mais il y a aussi des vosgiennes, dont le pis est rond, petit. irès pointu et irrégulièrement conformé (trayons postérieurs plus longs que les trayons antérieurs). Leur rendement en lait est alors
faible de sorte que leur élevage devient irrationnel. 4) L’aptitude laitière de la vache vosgienne.
Sanson, dans le «Livre de la Ferme», a pu écrire que la consommation du lait est fort importante en Alsace, qu’on peut dire que le café au lait y forme la base de l’alimentation des plus pauvres ménages et qu’il est un besoin habituel pour les plus riches; il a reconnu par là que la production du lait jouait déjà au siècle passé un rôle très important dans l’économie rurale de nos régions d’Alsace. Cela est vrai surtout pour la race vosgienne, chez laquelle la pro: duction du lait et son emploi pour la fabrication de diverses denrées alimentaires de tout premier ordre, à la fois très nutritives et d’un arôme tout particulier, est le but essentiel de l’exploitation animale.
Les déclarations des propriétaires ne sont, il est vrai, pas très précises quant au rendement exact en lait des animaux de la race vosgienne, D’après leurs déclarations, les vaches pesant entre 300 et 400 Kgs. donnent annuellement entre 1400 et 2.200 Kgs. de lait, soit en moyenne 400 Kgs. par quintal métrique de poids vif. Certes, ce n’est pas là une production laitière exagérée, mais c’est un lait de qualité qui est donné régulièrement pendant presque toute la période de lactation. Pour la grande majorité de nos petites exploitations, il est de beaucoup préférable d’avoir plutôt une bête, dont la production laitière se répartit presqu’uniformément sur toute la période de lactation,
, A . A qu’une bête qui donnera peut-être au commencement de grandes quan-
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tités mais pour tomber à peu de chose dès la première moitié de Îa gestation et cesser complètment quelques mois avant le vêlage.
OR, C’EST PRÉCISÉMENT LA RÉGULARITÉ ET LA DURÉE DE LA LACTATION QUI CARACTÉRISENT NOTRE RACE VOS- GIENNE ET QUI CONSTITUENT AVEC LA PRODUCTION D'UN LAIT PARTICULIÈREMENT SAVOUREUX ET RICHE EN MA- TIÈRES GRASSES, UNE DE SES PRINCIPALES QUALITÉS.
En 1902, Lydtin était d’avis que la vosgienne donne autant de lait que la race analogue de la Forêt-Noire. Le Dr. Stang, ancien Inspecteur de l'élevage du Gouvernement allemand, souligne dans un rapport sur les encouragements à donner à l’élevage de la race vosgienne les résultats suivants d’un concours laitier, fait en 1910 sur 34 vaches
Quantité
AU [ri as] doée | diet kg (ans) vaches |Vifs Kg. jours DA un
par an par jour) maxim. | minim.
2 1 255 365 LT meer) Mie 3 3 443 336 2452 | — | 3641 | 1352 4 2 512 329 : | 3583 | — | 4595 | 2572 5 6 493 336 3769 | — | 4654 | 1875
6 2 425 325 2189 | — | 2445 | 1934 7 4 565 217 3534 | — | 4998 | 2486 8—10 12 493 335 3523 | — | 4879 | 1304 plus de 10 4 487 330 3995 | — | 4676 | 3441 Total 34 486 333 | 3104 | 8.51 | 4998 | 1304
Sûrement ce concours a été fait sur un lot d'animaux de choix. Cependant si on compare ces chiffres, notamment ceux de la production journalière moyenne en lait qui était alors de 8 kg 51, avec ceux de la production moyenne de 9 kg. 595 (14 kg. 460 pour les animaux primés et plus de 10 kg. chez 10 sur 24 bêtes examinées) constatée lors du concours laïtier organisé à l’occasion du concours spécial de la Race Vosgienne à Colmar en 1929, il faut reconnaître que, grâce à une sélection amélioratrice, la faculté de production laitière a augmenté chez
les vaches vosgiennes. En effet la plus forte production laitière (2e sec-