TRES
Si Lydtin, en 1902, a dit d'eux que leur aspect d’ensemble fait l'impression d’être des «lions par devant et des chèvres par derrière» (8) il faut reconnaître qu'aujourd'hui, par une sélection amélioratrice, ils ont gagné beaucoup dans le sens d’une harmonicité de leur conformation.
Dans le Val de Villé on trouve à côté d'animaux qui présentent à peu près les mêmes caractères morphologiques que ceux de la Vallée de la Bruche, d’autres vosgiens qu’il faut compter parmi les plus primitifs de toute la race. De format très réduit, chétifs de taille et de poids ils ont les côtes plus plates que ceux de la vallée de la Bruche avec un bassin aussi étroit de sorte que Lydtin en 1902, en les voyant a écrit d’eux qu'ils auraient souffert de la dégénérescence. Cependant eux aussi ont déjà profité des efforts méthodiques de sélection entrepris depuis la guerre pour la constitution d’un modèle amélioré.
Les effets pratiques de la sélection amélioratrice mise en oeuvre par l’homme, se démontrent d’une façon éclatante chez les bovins vosgiens de la vallée de la Fecht. C’est là que nous trouvons la variété parfaitement améliorée de la race vosgienne, dérivant de la variété primitive sous l’influence de l’homme et de ses procédés de sélection et de culture en vue d’une transformation favorable et économique (variation progressive) de la race. En faisant agir différents facteurs modificateurs, dont je parlerai in extenso plus tard, on a atteint dans la vallée de Munster une remarquable «adaption professionnelle» (11) transmissible par l’hérédité. C’est là que se trouvent les plus grands et les plus lourds représentants de la race. On y est arrivé à développer le corps en lui donnant plus d’ampleur, sans négliger l’élongation générale des formes et la finesse du squelette, de la peau, et des extrémités. (poitrine profonde, côtes arrondies, croupe longue, ample, charnue, bassin large, hanches écartées, cuisse descendue, fesse bombée, queue longue et flexible.)
A NOTRE AVIS LES DEUX VARIÉTÉS TYPIQUES DE LA RACE VOSGCIENNE HABITENT L'UNE LA VALLÉE DE LA BRUCHE ET L'AUTRE LA VALÉE DE LA FECHT ET SE DIFFÉRENCIENT PAR LEUR ,FACIES DÉFINI’ ACQUIS TOUT D'ABORD SOUS DES INFLUENCES NATURELLES, ET DONT LES PREMIERS LINÉ- AMENTS MARQUENT LA FINESSE CHEZ L'UNE ET CHEZ L’AU. TRE. MAIS TANDIS QUE CHEZ LA PREMIÈRE VARIÉTÉ L'AC- TION AMÉLIORATRICE DE L'HOMME N’EST ENCORE PEU VI-
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SIBLE, DE SORTE QUE LES ANIMAUX Y SONT RESTÉS PLUTOT PURS ET PRIMITIFS ON PEUT CONSTATER CHEZ CEUX DE LA SECONDE VARIÉTÉ LES EFFETS REMARQUABLES D’UNE SÉLEC- TION MÉTHODIQUE AYANT ABOUTI à CETTE ,,ADAPTION PRO- FESSIONNELLE” DÉCRITE PLUS HAUT.
CEPENDANT LES DEUX VARIÉTÉS ET MÊME CELLES DES AUTRES ALLÉES, ONT GARDÉ LEUR ,,BEAUTÉ TYPIQUE” QUI EST DEVENUE CHEZ EUX UN ÉTAT DE ,,STABILITÉ FONCTION. NELLE” ET ,,D'APPROPRIATION MORPHOLOGIQUE” (11) AC- QUISES ET TRANSMISSIBLES PAR L'HÉRÉDITÉ.