‹ La Race Chevaline Percheronne Formation, Expansion et DébouchésChapitre 16 sur 33 · SAM ES · texte numérisé non relu

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fermes étaient toujours remplies de chevaux percherons, malgré la présence, sous le hangar voisin, du tracteur qui est utilisé seulement pour aider le cheval dans les travaux urgents et pour le compléter. Il en va de même pour le « bidet » trainant le légendaire cabriolet, qui, quoi que suppléé par l’automobile, est pourtant conservé.

Bref, le motorisme n’a pas tué le cheval. Indéniablement, dans certaines régions et dans certaines circonstances, il l’a affaibli. Mais aujourd’hui celui qui possède un cheval le veut beau et bon. La qualité des chevaux a donc augmenté, si leur nombre a légèrement diminué.

En résumé, à l'heure actuelle, l'élevage du cheval de trait dans le Perche est florissant et ses produits sont d’un excellent type. S’il a eu à subir depuis un siècle des crises redoutables, il les a cependant surmontées pour en sortir plus fort, plus vigoureux, plus homogène que jamais. Cette fixité de la race percheronne, se conciliant à la plasticité des caractères superficiels imposés par les circonstances, étonne du reste les connaisseurs; un célèbre directeur des Haras du Pin, dont personne ne saurait contester la compétence en la matière, en était lui-même stupéfait lorsqu'il disait : « Ces Percherons sont incroyables; demandez-leur un cheval, ils vous le bâtiront ».

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