‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 27 sur 48 · II. Panrm D’'ONTARIO · texte numérisé non relu

II. Panrm D’'ONTARIO

*. 21721 „„ 2 .. 58 646 Gains des cathol, angl. (depuis 1881)., .. 9 810 VV 1881). .. 28 070 Sil est vrai que les peuples sont ce que l’éducation les fait, on peut augurer un bel avenir Pour ce petit groupe français qui s’est fait si hardiment l’émule du groupe d'Essex et le promoteur de l'instruction supérieure, dans une province où il ne constitue Pourtant qu’une minorité. Mais avant de mieux étudier l’œuvre d'éducation entreprise tous les degrés par les nôtres, il ne sers pas inutile de définir la force numérique et l'influence croissante des quatre groupes franco-canadiens d’Ontario.

: Premier groupe. — Formé par les Canadiens-Fran-

| ais des comtés d'Essex, de Kent, de Simcoe, de Both-

well et de Huron, il est le plus ancien sur la terre ontanenne et, quoique entièrément entouré d’une population anglophone, il a résisté, dans son ensemble, à l’assimila-

tion. S'il a laisss sur la route quelques épaves il s’est

onstamment fortifié, et quand on le pensait submergé

dans les flots anglo-saxons, il est apparu vigoufeux et fort,

avec son organisation paroissiale com „ ses écoles ca-

| tholiques, ses sociétés nationales et de secours mutuels.

Bien que dans le diocèse de London il forme la majorité des catholiques, il doit livrer bataille pour le maintien |

LA RACE rh pau EN ‘AMÉRIQUE :

— —— ¶—·—mĩ—N—ʃn — de ses droits. Mais fort de ses cinquanté-neuf écoles bilingues, guidé par un clergé patriote et zélé, il a confiance dans lavenir, surtout depuis que les journaux, les s-cictés patriotiques et les idées d’associations Pont solidarisé

avec les autres groupes français de l'Ontario. Deuxième groupe. — De fondation plus récente, puisqu’il ne date que du début du siècle dernier quand l’exploitation forestière remontait la vallée de l’Ottawa, le | groupe français de l’est formé par les contrées ontariennes de Prescott et de Russell, de Carleton et de la ville d’Ote est de beaucoup le plus important. Il est un bel exemple de la fore d'sxpansion de notre race, puisque 3 ˙ VA teau-fort de la race anglaise comme en pays conquis, Les flots d'immigrants canadiens-français continuent d’affluer dans la vallée de Ottawa. Sur bien des- points nulle différence entre comtés des provinces limitrophes; Pagriculture est la principale oceupation des habitants comme dans Québec. Une chose leur’ manque: l’enseignenent bilingue et peut-être la joie de se voir bien accueillis le long da cette route que leurs pères ont jalonnée de leurs tombeaux, et que J’héroïque Dollard a disputée au farouche Troquois. C’est le groupe qui fixe toutes les espérances, puisque, outre sa force numérique, il a r

d’être un prolongement du Québec.

Troisième groupe. — Situs sur la route du Saint:Laurent, entre Montréel et Kingston, il s affirme surtout dans

LES CANADIENS-RANÇAIS — 177

— let deux comtés écossais de Glengarry et de Skormont, où : a il forme la majorité catholique du diocèse d Alexandria.

Ladis la lutte a 6t6 longue pour conquérir sur la nature et gur PIndien, le droit de suivre cette route laurentienne jusqu’au lac Ontario. Aujourd’hui, c’est là que se livre

Français y soient établis ‘à demeure et qu’ils jouent un

rale important dans le “Commerce, ils rencontrent dans leurs corelizi res d’

ble qu’on a partiellement réussi, : Cette œuvre néfaste est d’antant plus dangereuse qu'elle s’accomplit sous la protection de l’antorité religieuse si l’on en croit le rapport officiel du récent Congrès d'éducation des Canadiens-Français d’Ontario. 1 : F * 8

Oest dans la ville de Cornwall, chef. lieu du comté de Stormont et lieu de résidence du grand vicaire, et dans la ville d' Alexandria; résidence de Pévêque, qus les Canadiens-Français souffrent les plus grandes injustices: sous le rapport de l'éducation. . Dans ces deux villes, toutes les écoles principales sont la propriété de la corporation diocésaine, et dans toutes on refuse positivement l’enseigne-

rer ep

A d ccc

178 , LA RACE FRANÇAISE EN AMÉNIQUE — — — — ment français ainsi que dans l'école des Sœurs à Seint- André, canton de Cornwall, dans lé comté de Stormont. A Alexandria, les Oanadiens-Français ont voulu insister pour qu'on enseignât le français dans l’école des Sœurs; on leur a répondu que si les OanaJiens-Français voulaient des écoles françaises, ils devraient s’en bâtir, On fait des efforts dans toute l’étendue du diocèse pour anglifier les Canadiens-Français en refusant l’enseignement de leur langue dans les écoles, et: nous regrettons d’apprendre qu’on y parvenait au point qu'un grand nombre d’enfants des familles les plus à l'aise ne e N a

parler un seul mot de français .

Quatrième groupe. — Ici, dans * Nebel chte — distriets de Parry Sound, Nipissing, Sudbury, Algoma, Baie du Tonnerre et Rivière à la Pluie — aux entre prises réitérées de l’assimilation f ce se joignent, pour nos compatriotes, la dissémination sur de vastes’ espaces,

et surtout Pinstabilits inhérente à leurs occupations quoti-

diennes. Ils forment cependant des centr:s permanents, surtout dans les régions agricoles du Nipissing, où ils augmentent plus rapidement que les autres nationalités. Dans le diocèse du Sault-Sainte-Marie, ils forment Ia msjorité des catholiques. Est-il besoin de dire que l’œuvre de Fabsorption est ici beaucoup plus facile qu'ailleurs et que, si les Canadiens-Français gagnent en nombre, ils

reculent au, point de vue national et religieux. Leur

langue ne s’énseigne pas dans les écoles ; même une fidé-

Quelques chiffres permettront de juger de l’importance

numérique relative des catholiques français et des cathé

Uaues anglais de l'Ontario. Nous citons les statistiques officielles. On remarquera que la supériorité numérique

des Canadiens-Français dans l'ensemble, est due aux dio-

cèses limitrophes situés, partie dans Ontario, partie dans | Qui l

Page 1