LES CANADIENS-FPRANÇAIS DE L'ONTARIO
:roulé sur le caractère spécial que doivent avoir les écoles
fréquentées par les fils des Canadiens-Français. Un des congresistes disait: “ Est-il nécessaire de rappeler que la langue française n'est pas une étrangère, ni une intruse, dans os continent d'Amérique, et en particulier dans cette province d Ontario : Ce sont les hardis pionniers venus de France qui ont fait les premiers essais do colonisation dans cette belle province, au dix-septième et au diz. huitième siècles, La Salle construisit les premiers bateaux sur le lac Ontario et fonda Niagara. Frontenae jeta les bases de ce qui est aujourd’hui la florissante ville de Kingston. De Lamothe Cadillac établit la ville do Détroit, à ce moment possession française. Les missionnaires Jésuites y plantent partout l’emblène de notre foi. Durant cent-cinquante ans, cette province est terre francaise et le bord de ses grands lacs ne répètent les échos d'aucune autre langue que celle des aborigènes ou de la France, En usage constant un peu partout au Canada depuis plus de trois siècles, la langue française aurait acquis ici le droit à l'imprescriptibilité si les traités. et les constitutions n’eussent solennellement ot à plusieurs reprises, sanctionné son droit à l'existence et à l'égalité v. À Taide d’un questionnaire bien élaboré envoyé à toutes les municipalités habitées pér les Canadiens-Français, on recueillit des renseignements sur la population, les écoles, les questions économiques (agriculture et industrie), et l'action sociale des populations francophones. On consä 5
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dans quatorze comtés d Ontario au moins, le danger que présentent les chantiers dans le nord de la province, la nécessité de conquérir dans la magistrature, au parlement et dans les muxicipalités notre part légitime de représentation, l'utilité d’une presse canadienne-française active et bien renseignée, la nécessité des œuvres post-scuiu:res, | Le congrès ne s’est pas contenté de suggestions. Afin de continuer l’œuvre de relèvement national, il a. établi un comité permanent d'action française qui a mission de poursuivre la conquête définitive et complèté de l’école bilingue et, au besoin, de se porter à la défense des droits
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n somme, la situation. des Dsl eee On-
tario, comme or 96 distinct, est de tous points extellente Bien que leur dispersion affaiblisse: leur force de résis-
: is tance, que l’enseignement du français leur soit générale-
ment refusé, qu’ils se heurtent parfois à la malveillance des groupes ethnfques qui les environnent et les pénètrent, ils résistent pourtant uvec vigueur à Passimilation. Le groupe compact de l’Essex, grâce à son uncienneté et à son amour du sol, a acquis un droit de cité qui ne lui est
Plus contesté. Les deux groupes de l'Est surtout, qui ne sont qu’un prolongement de Québec, font preuve. d’une
as qui aura bientôt raison des dernières résistances. eee, Ps opinion de Sir