‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 33 sur 48 · PERS · texte numérisé non relu

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Veau”, Aux jours d'angoisse, ils s'étaient montrés pour les Français de fidèles amis et des guides sûrs. Ils avaient pleuré sur la tragédie du Lac-des-Bois, où le Jésuite Auneau périt sous les coups des Sioux avec un des fils de La Vérendrye et dix-neuf Français, Les bruits lointains de la grande guerre de Sept-Ans se faisaient déjà entendre à cette époque. Limmense Nouvelle-France fondée,

‘ agrandie, consolidée uniquement par l’habileté politique

et la charité chrétienne des découvreurs et des missionnaires, était menacée de toutes parts. Une dernière fois, aux sources de la Saskatchewan, l'immense rivière que les

s Rocheuses déversent à l’est, découvreurs, explorateurs et traitants français avaient contemplé les sommets dentelés

des montagnes du couchant qui leur fermaient l'accès d’un autre monde ; puis ils avaient repris le chemin des Grands

Iss et du Saint-Laurent, laissant derrière eux les. regrets

de tout un peuple d’Indiens, Ceux-ci se dirigèrent alors vers la baie d'Hudson pour l’échange de leurs Pelleteries

tant convoitées, Ils y rencontrèrent les traitants anglais

qui leur apportaient Peau de feu qui les empoisonna. Sous la conduite des habiles canotiers, interprètes et coureur” de bois français de l’ouest, si aimés des sauvages, les nouveaux venus pénétrèrent dans tous les territoires in-

cultes à la recherche des précieuses fourrures.

La transition entre les deux régimes si différents de tendances et de moyens d' action se faisait, semblait-il, sans heurt et insensiblement. Mais les sauvages regret-

ht 5 LES rnançars DANS L'OUEST CANADIEN - 191 3 qu =

la sévère disei-

la licence des mœurs en

iqueurs enivrantes s'était brus-

scènes les plus violentes provo-

| tentes Les plus

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dt bis ie à he doll.

employés canadiens, , * ,

Go fut encore une belle période pour nos compatriote qui renouvelèrent les exploits des découvreurs du XVIIe

siècle. Les Canadiens servirent d’interprètes auprès des

Anglais, de géographes et de guides sur tons les grands fleuves de cette région boréale. On les trouve aux côtés de Mackenzie, de Fraser ; Laurent Leroux descend l'Athabaska et découvre le grand lac des Esclaves (1784). L'année 1821 marque une dre importante dans l’histoire

‘des Métis. La compagnie de la baie d'Hudson triom-

phait définitivement de toutes ses rivales. Maîtresse in

‘'ecntestéo de la waits des fourrures sur un immens rt ‘toire, elle licenciait près de la moitié du nombre de ses

voyageurs, et ceux-ci, avec leurs squa ws, venaient se fixer à

Saint-Boniface, à Saint-François-Xavier, sur les rivières

Ff pre de La cclaie-éoousis de Bet

ue iles religieux, braves. . la

— témérité — — témoin, ee combat légendaire de soixante et : Ts un des leurs contre deux mille Sioux, en 1851 — bop. He tuliers, gais et honnêtes, les Métis de la Rivière-Rouge

augmentèrent rapidement, et conduisirent les affaires des

pays d'en haut jusqu’à la vente de leur territoire en 1870.

Tenades, fiers, amoureux de leur autonomie, ils conquirent en 1849 la liberté de la traite des pelleteries et celle de

a 8 porter des fourrures dans un peys où le froid est excessif. ss On sait nn us ils surent faire respecter leurs

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