‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 37 sur 48 · LES FRANÇAIS DANS L'OURST CANADIEN · texte numérisé non relu

LES FRANÇAIS DANS L'OURST CANADIEN

| Je pays, il se trouvera des Oanadiens-Français assez

loyaux pour résister à l’ t général et pour

5 prouver, une fois de plus, que rien ne justifie la méfiance que l’on a montrée à l'endroit des nôtres dans le peuplement des plaines de l'Ouest. :

Molgré les services qu’il avait rendus au Canada occidental, une grave injustice vint léser les eatholiques du Manitoba en 1890. L Act de l'Amérique Anglaise du Nord (1867), qui a donné naissance au Dominion, permettait à chaque province d’adopter le systeme d'sducation qu'il lui semblerait bon, sauf à respecter

les droits ou privilèges conférés, lors de l’union, par la

Joi, aux divers groupes de Ia population jouissant d'écoles séparées. D'ailleurs, lorsque le Manitoba demanda à faire partie de l’Union (1870), les députés catholiques, dirigés par Mgr Taché, exigèrent qu'on ajouta à la clause précédente ces mots: ( Conférés par la loi ou par la pratique * Le prélat voulait, comme condition constitutionnelle de l'Union, le respect des droits acquis, tant de oo qu'une loi formelle avaient sanctionnés que ceux qui étaient établis en

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(1890). Les évêques du Dominion adressèrent une pétition au Parlement: et jou après tous les journaux. reproduisaient une lettre pastorale signée du cardinal Taschereau et des évêques du Bas-Canada pour protester contre Viniquits dont leurs frères manitobains étaient les vietimes, La question fut portée en Angleterre devant le Conseil privé, qui décida que la solution en appartenait au parlement fédéral. Les élections générales de 1896 se firent sur cette question. Dans la province de Québec, conservateurs et libéraux promettaient de la régler à la satisfaction des catholiques. Plusieurs prélats crurent de leur devoir d'éclairer les fidèles sur la conduite que leur prescrivaient en cette circonstance la conscience et la religion. L’effervescence était grande. Les résultats de l'élection, portant les libéraux au pouvoir, ne calmèrent point les esprits. Alors Sir Wilfrid Laurier, devenu premier ministre, provoque de la part du Saint-Siège l'envoi d’un délégué apostolique. Léon XIII confia cette délicate mission de pacification et d’engrête à un jeune et distingué prélat de trente-et-un ans, Mgr Merry Del Val,

élevé en 1903 par Pie X, à la double dignité de cardinal

et de secrétaire d'Etat. Les esprits s’apaisèrent; un com-

Promis intervint qui consacre le principe de l'école neutre

et amoindrit peu les effets désastreux de la loi. ()

(1) “ L'acte d'union à laconfédération avait assuré aux enfants catholiques le droit d'être élevés dans des écoles publiques selon les prescriptions de leur conscience : or, ce droit, le parlement du Mani.

g ode Va aboli par une joi contraire.

norons pas qu'il u été fait * hommes qui sont à la tête du

C’est une loi nuisible … * Nous,

|. tielles.” (Extraits de l'Encyclique Afari vos, 8 décembre 1897)

ee Wg pee — — — titüe Gores ot déjà um dängéreux foyer de discordés civiles et politiques. Le droit ne meurt pas. Les catholiques des nouvelles provinces ne peuvent P Ablier. A

Toutefois, malgré les désavaniages de le ditiation des catholiques dans ces régions, il s’est Tait depuis quelques ‘sunées parmi les Canadiens des Etats-Unis et du Québec, une campagne ardente et suivie en faveur de l’émigration vers POuest. Quelques timides s’en sont alarmée, Mais de bonne foi, ne vaut-il pas mieux que nos tribunatix prennent la route de Ouest que d'aller se perdre dans le grand tout américain! Car, dans ces plaines fértiles Ile se livrent plus volontiers à l’agriculture, se groupent on paroisses, J ont leurs écoles, leurs couvents et leurs hospices, -Comservent mieux leur langue et ‘leurs traditions, en un mot, font de chaque centre qu'ils forment autant de petites Se ee progressies que l'amimilation ne pou antamer.

„ Bien, plus: Lo “Canndiene-Françuis. 3 8 à es pres das 15 Dci GA et eee e “sûr, ag ee Les. suivante:

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Langues indiennes. . .. .. .. ., .. 15000

P Iv. — Vicariat apostolique d'Athabasko.

Tous Indiens, envirop.. .. .. .. .. 6000 v. — Vicariat apostolique du Mock sie. :

Presque tous Indiens 1 000 FTT catholique, les Canadiens-Frangais - forment : uns impo-

sante minorité. dont l'influence morale sera encore long temps la plus censidérable, à raison des innombrables ser.

3 vices qu’ils ont rendus à la patrie et à la religion et de leurs aptitudes spéciales pour le travail d’apostolat dans ces régiong. Puisque pendant près de deux siècles ils ont

6t6 à la peine dans l'œuvre de découverte, d'exploration ct d’évangélisation, n’est-il pas juste qu’ils soient maintenant à. Phonneur { Leurs belles qualités d’apôtres, d’organissteurs, de linguistés, les désignent comme naturellement aux postes les plus éminents, et ce serait mal comprendre Vintérêt de la religion et de la patrie, d'écarter de ce

E LES FRANÇAIS DANS L'OURST CANADIEN 211 10 champ d'apostolat arrosé per leurs sueurs ot par leur sang, à les héritiers des admirables traditions léguées par des con. 8 taines de pionniers et de missionnaires français ou ess.

diens-français, a

f missionnaires, l’évêque roland, disait récemment: G aule drapeau du Canads et de l'Angleterre flotte sur le Nord-Ouest, Alexandre Taché est le soul homme à : qui en revient l’honneur v.

La France n'a pas cessé de donnér aux missions ans. diennes des Oblats, les meilleurs de ses enfants. La

vieille province de Québec a

Au Manitoba, ls vallée de Ia rivière Rouge, de Saint- Boniface à la frontière du sud, appartient presque tout entière à nos a

Dans la province de Saskatchewan, les Canadiens- Français soht groupés dans les districts de Régine et de Qu'appelle, dans les énvirons de Wolseley, Montmartre, Forget, lac Pelletier, Gull Lake, Villeroy, Notre-Dame d' Auvergne, dans la ‘région de Weyburn, d' Estevan, de Bourassa, de Bienfait, Il y a douze paroisses françaises en voie de formation entre Swift Current et Monse Jaw.

II est prouvé que, depuis trois ans, plus de 10 000 colons de langue française sont venus s'établir à Gravelbourg et dans un rayon de quatre-vingt-dix milles, Dans le seul diocèse de Saint-Boniface, il y a soixante-quinse groupés français avec un prêtre, et, à de rares exceptions près (dans la Saskatchewan du sud), des écoles où l’on ensoigne le fi 448. La langue française; il faut le dire, court de plus grands risques dans la Saskatchewan du nord et Alberta, où plusieurs écoles françaises ont des maîtres anglais, souvent protestants,

. Da colonisation plus ancienne de la Saskatchewan du nord — elle date d’un quart de siècle — compte une population de plusieurs milliers d'individus. Tous sont *grieulteurs et combattent aussi sur le même terrain que ‘les autres nationalités. Là comme ailleurs, malheureusement, leurs établissements nombreux et prospères sont souvent séparés les uns des autres par de grandes distances, , A

. Lene le plus nombteux de l'Alberta, celui que com. 5 d Edmonton (1), * Saint - Es | Paul, Riv mont — et nous ne parlons pas de

En und cure, des satirique dase nous

l'avons vu dans ce chapitre

nadien possède des à Edmoston; Le Proyrèsde eds Le Courrier 15 ee b À

je.

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. dl À di mio Français, HI a êté le pionnier de la foi aux jours lointains de Champlain et des Jésuites, de Frontenac et de Montcalm. 11 à aimé Indien, paree qu’il voyait en lui une âme rachetée au prix du sang de Jésus-Christ; il Pa évangélisé avec un zèle qui allait jusqu’au martyre; il l'a duiri à travers les forêts et les montagnes, il s’est arrêté sous sa tente, et dans le calme des missions sédentaires, il a fait luire à ses yeux la lumière de l'Évangile. Le XVIIe siècle vit les missionnaires français dans la région des Grands Lacs, le X He dans In bange du Miisissipi et la Lou

siane; le XIXe siècle les vit s’avancer en rangs pressés

dans Pimmense Nord-Ouest, pénétrer chez toutes les nations sauvages, ouvrir le vaste pays à la colonisation et

* Canada.

nous est commune avec la plupe

f bart des 1 de PU rs

—— ET Gorge MAÉ nd en out om,

ms & ee mn violentes qui attirent'tant de familles hors de la terre natale. La Nouvelle-Angleterre a 6t6 la première victime de cet exode. Elle s’est vidéo de sa population primi- | tive. Son industrie, son agriculture furent abandonnées tour à tour zur mains des étrangers. ‘ On sait que les Etats du Centre fournissent tous les ans un contingent nombreux d’émigrants aux terres à blé du Nord-Ouest canadien, . Cependant, l'œil exercé de l'observateur peut découvrir dans les groupes de population les plus an-

Giens certaines tendances de plus en plus prononcées à se créer un patrimoine et à ‘s’arrêter à une besogne détermine et plus constante, Les deux groupes primi-

tits de l'Amérique du Nord, les puritains-anglais de la Noupelle-Angleterre et les catholiques français du; Saint-

Laurent, ont donné le premier exemple d’attachement au

sol de PAmérique. On sait comment ils Vont défenda,

au prix de quelles: luttes ils Pont fertilisé: Pendant que.

les puritains disparaissent lentement. noyés dans les flots d’une-émigration qui nivelle tout, ler Canadicns- Frangais s’affermissent dans les limites que les vic’ssitudes de la

|” guerre ont assignées à leur patrie. Là, à forve de pa-

tience, d'énergie, de patriotisme, ils ont acquis une à une leurs libertés civiles et politiques, en un mot, leur autonomie; et les opinions pessimistes sur leur avenir se font plus rares chaque jour. Mais il y a des ombres an tableau. La plaie de Pémigration a envahi le petit peuple du Saint-

rangs et, au moment où il avait pour coloniser le sol natal, exploiter

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M. A ee manga 0 EN AMÉRIQUE

BAGUE à prie dare et eux vas cee ligieuses de leurs ancêtres, | 8 K dise “de Ve ta:

Unis de I' Est commença au lendemain même du traité de Paris. Pendant là guerre de l'Indépendance américaine ils s'étuiont énvôlés déjà nombreux dans les armées de Washington, sans doute par sympathie pour un peuple que la France uidait si vaillamment de son influence morale et de ses forces armées. Pour reconnaître leurs services et les soustraire aux ennuis qu’on ne manquerait pas de leur susciter au Canada, le gouvernement amérienn leur fit des concessions de terrain sur le lac Cham- Plain, dans l’Etet de New-York. Oes concessions connues

sous le nom de ‘concessions des réfugiés : Rent

Fe encore aux descendants. de ces pauvres émigrés.

La guerre civile de 1687 dene ‘un e envie composé des“ patriotes ” qui s'étaient com; amis dans

les troubles ou que les discours laudatifs de In liberté des

Etats-Unis avaient gagnés. ‘Le Vermont leur donna asile. Le prospérité inouïe dont jouirent les Etats du Nord au lendemain de ls guerre de Sécession détermina une forte émigration de Canadiens-Français. Ts s’ajoutèrent à leurs compatriotes qui avaient été assez nombreux pour fournir plus de 40 000 soldats aux armées du Nord. Depuis, l'énigretion des Canadiens gent oonaidé rablement ralentie à la suite des erises écono f

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