‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 38 sur 48 · L: quelques années le Canada · texte numérisé non relu

L: quelques années le Canada

a d de mener, même an prix de la paix des familles, une vie de dissipation. II n’y a qu’à considérer la valeur . morale et religieuse de nos Canadiens émigrés. pour 16 duine à ‘néant cette opinion spécieuse. Non, les causes dont plus profondes et tiennent aux conditions économimes mêmes de ls population française de Québec. = S'ajoutent aur quelques causes déjà mentionnées — troudies politiques, prospérité matérielle et éloges dithyram-

gai

aui rendai i possible gur la terre étrangère l'organisation | Parolssiale séparée, et par-dessus tout, la fécondité même ‘ à familles, Contribua aussi beaucoup à cette émigration, i politique agraire de notre province ei incertaine, dl 16 bens ae et qui forma longtemps l'accès des Cantons de

| étroites limites chercha, sous l'œil indifférent. de ses gou-

1 | . 210 ce : ; | 5 den à cause de la prospérité matérielle dont jouit depuis

Tous ceux que préoccupe l'avenir de notre race ont de déterminer les causes de cefto émigration qui

208 compatriotes, a

travail, leur nombre mms

| l'Est on déposséda ceux qui s'y étaient fixée La popu

x jus ù FE es Co « 2 wen Pr nder ee . :

220 LA RACE FRANÇAISE EX AMÉRIQUZ —r—.r. ———v— — vernants, ls terres où Jes moyens de vivre qu leur mer quaient dans la patrie, “Ils allaient” dit T. Saint Pierre,“ faire le commerce des fourrures, ou prendre des terres nouvelles, on travailler dans les chantiers, ou chercher de For en Californie ou tenter fortune dans les manufactures de I Est.“ Comme artisans, ils sont devenus les soutiens de l'industrie de la ‘Nouvelle-Angleterre. Comme catholiques ils ont déjà joué u.\rôle important suquel l’historien américain de Costa rendait volontiers hommage. Peu à peu, à l’émigration instable et temporaire composée de petits fermiers désireux de retourner sur leurs terres, une fois fortune faite et Ie hypothèques * payées, a succédé l'émigration permanente, celle qui se fait sans arrière-pensée de retour et qui une fois installée

aide puissamment à l’organisation de la paroisse, à l’érec-

tion des églises, des couvents et des collèges catholiques. C’est de beaucoup la classe la plus nombreuse et la plus vigoureuse Re. eanadions frangais pas: trente ans au moins,

On un de effort pour enrayer co mouvement qu dépeuplait nos Campagnes, mais sans succès. . Nos coimpatriotes, la plupart cultivateurs, franchirent par milliers la frontière. De 1875 à 1890, le nombre des Canadiens émigrés tripla. La plupart se dirigèrent vers la Nouvelle-Angleterre. Assurément, ce dépeuplement-en masse fut une grande perte pour la province de Québec. Mais aucune loi ne pouvait en restreindre Pimportanse ni l'é

morale vaut mieux. “Les Canadiens: |

| Français, disait un jour un séna hire, M. Blair, forment un des

Hp

> ue Nm W d eu nt Nur eee u * 8

compatriotes aux Etats-

Unia Malgré tous les services qu’ils ont rendus à la Ré F. publique des Etats-Unis, et bien qu’ils aient été, il y 4

trois quarts de dre à peine, lee seulé propriétaires du Michigan, du Wisconsin, de l'Illinois, du Minnesota c: des régions adjacentes, bien peu ont pu atteindre à la fortune, et leur influence ne s’est pas toujours dépensée au service de notre nationalité, :

Au point de vue matériel, religieux et national, les Canadiens émigrés sont dans une situati n dangereuse, Certes, ils ont fait d' immenses sacrifices pour fonder les institutions protectrices de leur religion, de leur langue et de leur nationalité. Mais ce sont des avantages dont ne profitent guère leurs enfants. Car tous les centres | trop faibles pour organiser la défense nationale, sont condamnés à l'assimilation, Les autres résisteront plus longtemps, mais qui pourrait répondre de l'avenir! La moitié des enfants de sept à quatorze ans fréquentent ee ee e k conséquent échappent à l'assimilation. Si les pertes ne sont pas encore très sen- sibles, on peut les mesurer quelque peu par l'écart qui existe entre le dénombrement officiel et le nombre réel probable des Canadiens de la Nouvelle-Angleterre, Cet écart est dé 49.3 pour cent. La population réelle de six Etats cansdiens-français n'est pas de 508 362. âmes mais de 723 632, puisque le recensement officiel se borne à mentionner les émigrés nés au Canada et leurs descendants immédiats, c’est-à-dire les deux dernières génératione. Or, on sait que l’émigration canadienne dans certains Etats du Centre et dans les Etats limitrophes de la

5 dene de chiffres entre le recensement 5 n eiue dans ls six Etats suivants

— e teen » posocnnes 0

bah ire . e, eee, „ eee tees ee

5 Li clique dx Re Unie . ei va 8

=: r toute érganisation > qui s'en rapprochât. Par là d'explique le

nombre 5 5 ben Free leurs parois ei de Jours

tions, Toutes

prêtre qui annonce la parole de Dieu ou dispense les grâces des sacrements, parle la : langue des fidèles à qui il s'adresse, et ne lehr imposé pas, 5

. ils ont été abandonnés au point de vue reli-

LES CANADIENS DE LA NOUVELLE-ANOLETEnNE 225

|| comme rançon de son ministère de paix ot de pardon, || l'abandon de leurs » nationales | n serait Puéril d’opposer que les Canadiens émigrés | : veulent faire un Etat dans J Etat À maintes reprises, n ont prouvé que leur fidélité à la patrie d'adoption est E

religion à la petitesse des vues humaines et en font un

simple instrument d'assimilation! Ils peuvent être de

grande politiques, sontils de grands pasteurs! N'ont-ile

des oublié la maxime de l'Apôtre: so faire tout à tous, | Pour gagner tous les hommes à Jésus-Christ ! La langue

française, en effet, constitue pour les Cénadiens lo meilleur

Préservatif contre les tentations d’apostasie, d’indifférence religieuse ou de schisme. Vingt à vingteing mil-

protestante ou pratiquecm S'il en est ainsi, quelle crainte ne pas éprouver

| pour tous ceux qui s’assimilent trop rapidement les mœurs

rines f Car il faut l'avouer, plusieurs ont apostasi

ancestrales. L'expérience cat concluante pour les nôtrès,

Il ne sers pas sans intérêt, croyons-nous, de faire connaître quelque pou l’organisation religieuse actuelle des Canadiens des Etats-Unis de l'Est, On constatera sa valeur à tous points de vue en même temps que sa force de résistance contre l'assimilation à outrance.

La paroisse est, dans Québec, le pivot autour duquel roule toute Ia. vie civile, municipale et religieuse de la population. Quand tous les organismes ont subi des modifications importantes et parfois même disparu, la paroisse à résisté à toutes les vicissitudes des révolutions politiques, et, aux jours sombres de notre vie nationale, elle a sauvé notre race, nous l'avons dit plus haut, d'un naufrage imminent,

Les Canadiens n’ont pu l'oublier, et ils . sentent bien encore que là se trouve l'organe vital de notre natinalité. Aux Etats-Unis c’est par la paroisse catholique qu'a commencé la résistance contre les assimilateurs. Après Détroit, (1) la première paroisse cansdienne-française des Etats-Unis a été fondée par Mgr de Goesbriand, évêque de Burlington. Etablie à Burlington, le 28 avril 1850, elle eut. pour premier eur, l'abbé Joseph Quevillon.

Vinrent ensuite, dans le même diocèse, les paroisses de

a Nous qu rent rire la justice de déclarer que, dans la composition

Page 1