‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 42 sur 48 · EE · texte numérisé non relu

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l charité at de le conciliation, 5 . : L'œuvre d'évangélisation des

: il marque ainsi un changedans la politique. de la Nouvelle-France.

| en fit un comptoir de traite de première

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importance, qui monopolise bientôt presque tout le commeros des pelleteries, et, par sa colonie agricole, approvisionne dé viandes et de grains une multitude de petits ne Ainsi, dans ces riches plaines de l'Ouest, le peuple canadien naissant ajontait la conquête du sol & la gloire de la découverte. | Pts

aux Sioux et aur Mandanes. n — tou

de l'Eglise,

Au moment où les missionnaires assis sur les mattes des wigwams enfumés annoncent Ia Bonne Nouvelle aux enfants du sol, les traitants français s’embarquent dans les légers canots des Indiens, remontent les affluents du Mie sissipi, et choisissant avec une admirable précision les sites les plus avantageux à l'établissement des grande villes modernes, ils élèvent partout des postes de traite qui, en procurant la sécurité du commerce, favorisent

: rs TES FRANOO-AMÉRICAINS DES GRANDS LACS 247 Li "

| Presque toujours les progrès de la morale chrétienne, C'est

| la gloire du {pionnier français du XVIe siècle d’avoir, i religion, de s'être mêlé aux populations indigènes et

daroir tont£ des efforts sans —

| “Mais den aue de ls colonie de Détroit où de PR Dotnet de Michigan que partit 1s coup qui devait amener la chute du Canada. En envoyant de Langlade et ses In-

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ä Canada; d'autres allèrent habiter les rives du Mississipi, tandis qu'un troisième groupe d'émigrants s’enfonca dans les forêts impénétrables, avec les sauvages, et, dans la suite, fit cause ommune avec eux. Les autres restèrent aux postes fondés par leurs pères et luttèrent vaillam-

geances des Indiens; en 1775, elle resta fidèle à In cause anglaise, parce que touteb ses relations: politiques et commerciales l’unissaient au Canada, In mète-patrie, Les Canadiens des Etats de l’Elinois et de Indiana, graviavec la révolution américaine, grâce aum conseils ot à l’a cendant des autorités religieuses représentées alors par le

Quoi qu’il en soft de l’allégennce des Canadièns-Frandais des Etats des Grands Lacs, leur influence se faisait plus grande et pine profonde dans le commerce, célui des fourrures en particulier,

chands anglais ou américains et les Indiens de l' Eutrsme- Ouest. Ils jouaient dans la vallée du Mississipi le rôle

Den fast de plus en plus nr, & Je eus ra

3 en dise à DE er ne » — prend le singulier moyen de l’élire député et l'envoie à l’Assemblée législative de

de Green Bay, de Grand Rapids et de Saint-Paul.

Ils forment avec Mgr Flaget, Mgr David, Mgr Chabrat ot plus tard Mgr Brut, les églises de Bardstown (aujourd'hui Louisville), de Nashville, de Cincinnati, de Cleveland, de Vincennes, de Fort Wayne et de Chicago. U #éparent avec Mer Dubourg et ses disciples les ruines de l'église de Saint-Louis et de Ia Nouvelle-Orléans, qui comprenaient alors les territoires où depuis ont'été érigés les sièges épiscopaux de Mobile, de Saint-Joseph, de Little Rock, dé Kansas Oity, de Natchez et de Saint-Louis v. (1)

{1} 6. André: Histoire de Saint-Sulpice aux Etats-Unis,

1 LES PRANCO-AMÉMICAINS DES GRANDS LACS

À À aie époque

— — l'exploitation des forêts et des mines de cuivre de la pres. ae michiganne attira derechef l'attention de la population aventurière de la valléé du Saint-Laurent. En vingt ann, de 1850. à, 1870, des milliers de Canadiers- Français so répandirent dans la contrée ontarienne d’Essex et de Kent, pénétrèrent dans les forêts du Michigan, du Wisconsin et du Minnesota, se firent mineurs sur les bords du lac Supérieur, bûcherons ailleurs, La découverte de nouvelles mines, les chances de l’industrie forestière, les crises financières firent osciller la multitude de ces ouvriers imprévoyants, toujours en quête d’un nouvel emploi, toujours à l'affût d’une aisance qui s’obstinait à

dans son cœur, pour résister aux assauts répétés qu’elle © subissait partout. Une chose cependant facilitait singulièrement sa victoire : c'était le pieux et constant üsage de la langue française qui avait toujours été regardée comme

la plus solide gardienne de ses croyances catholiques. Quoique sttachée de cœur aux institutions américaines, cette population ne reniait pas ses traditions, sa langue, ses contumes familiales. En reconstituant sur le s0l étranger l'organisation paroissiale apportée de Québee, elle créait des centres d’union qui se grossissaien: de. recrues de l'immigration récente,

C'est à Détroit que se forma la première paroisse ca-

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” LA RACE FRANÇAISE EN AMÉRIQUE mm ont été les seules à s'opposer à l’œuvre néfaste de l’assi-

Car il faut bien l'avouer, c’est dans la région des Grands Lacs que nos compatriotes ont subi les pertes les plus nombreuses et les plus irrémédiables. Tout a conspiré pour leur faire oublier la patrie d’origine: la distance, l'isolement; les intérêts civils et politiques, et trop souvent les organisations Paroissiales elles-mêmes. Mal. gré l'immigration nombreuse des Canadiens catholiques et leur grand nombre daus la plupart des diocèses des Grands Lacs, plusieurs évêques les accueillirent assez : froidement, montrèrent leur étonnement et leur mauvaise humeur de ce qu’ils s’anglicisaient si lentement et ne firent que peu d’efforts pour leur proeurer des prêtres de leur nationalité. Faut-il s'étonner dès lors que la plus ancienne des régions canadiennes, le diocèse de Détroit, se soit anglicisée et ait même apostasié en partie ? A Grand Rapids, on a relevé l'existence de près de trois cents familles canadiennes devenues protestantes. A Détroit, les baptistes ont formé une congrégation canadienne qui compte une centaine de familles. Ailleurs, les défections pour être moins générales ont été plus considérables, et c’est le sentiment unanime de tous ceux qui s'intéressent au progrès du catholicisme aux Etats-Unis, que la conservation de la langue et des coutumes originelles constitue la meilleure sauvegarde de la foi catholique des émigrés de notre race. .

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