‹ La race française en Amérique [microforme]Chapitre 43 sur 48 · LES FRANCO-AMÉRICAINS DES GRANDS LACS · texte numérisé non relu

LES FRANCO-AMÉRICAINS DES GRANDS LACS

: Beaucoup d’évêques heureusement Pont compris, Dans quelques diocèses, chaque fois que les Canadiens sont assex

* mecordent généralement l'autorisation de le faire. Le

. diocèse de Grand Rapids en compte six, Marquette, sept; . Chicago, Fargo, Duluth renferment aussi plusieurs paroisses canadiennes-françaises, Outre les paroisses exclusivement canadiennes, nombreuses sont les missions, dessertes et paroisses étrangères

. où les Canadiens comptent pour le quart, la moitié et

même les trois-quarts de la totalité des paroissiens, Au surplus, malgré les désavantages de leur situation, les Canadiens des Grands Lacs ne se sont montrés inférieurs à aucun groupe ethnique dans la fondation des

. écoles chrétiennes, complément indispensable de toute pa-

roisse bien organisée. On en trouve dans tous les centres

, Canadiens de quelque importance. Le français y est en-

seigné. :

“Aussi bien, commence-t-on à mesurer les résultats de ces efforts pour garder fidélité au passé. La population est moins instable qu’autrefois, l'instruction se répand, le nombre des propriétaires canadiens augmente, la jeunesse se livre plus volontiers à l’industrie, au commerce, à Pagriculture. Maintenant plus qu'à aucune époque. de leur histoire grandit la force de cohésion des Canadiens de ces régions, et diminue le danger de l'assimilation dans les centres populeux. Ajoutons que la position stratégi-

que des divers Sroupements français de Ouest américain est de tous points excellente. En effet,” dit l'historien des Canadiens du Michigan, T. Saint-Pierre, “ les gr ipes du Michigan touchent à d’autres colonies qui - sont dans la même position et qui leur donnent au besoin un précieux concours. Au Sud, il y a, sur le lac Erié, les colonies canadiennes du nord de l'Ohio, qui comptent bien vingt mille Franco-Canadiens, et sur le lac Michigan, celles de l'Illinois, qui forment une population d’au moins cinquante mille âmes. A l’ouest, les groupes du lac Sapérieur s’appuient sur ceux du nord du Wisconsin et du Minnesota, qui peuvent avoir une population canadiennefrançaise de soixante inille à soixante-dix mille âmes. Enfin, par le comté d’Essex et par le Sault-Sainte-Marie à l’est, les Canadiens du Michigan tendent la main à leurs frères de la vallée de POttawa et de I baie Georgienne, qui s’avancent en rangs serrés, pour former une chaîne ininterrompue de postes français, qui s’sppuieront sur la province de Québec même.” 8 .

II serait puéril toutefois de nier que les Canadiens wont rien perdu à émigrer réecmment dans ces lointaines régions. A aucun point de vue, ils n’ont ‘amélioré leur condition matérielle, sociale ou politique. Appartenant Pour la plupart à la classe instable des déracinés, ils n’ont souvent fait que passer d’un endroit à un ‘autre, suivant les fluctuations de l'industrie ou du commerce. II y a Plus. Dans une pensée patriotique et généreuse on a tenté

Page 1