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VITALITÉ CANADIENNE-PRANÇAISE
É PS PU ou où que Je bourg a le rag ou “ar | es que la commune à été aux Flandres :
+ foyer de la vie sociale, Io benen des libertés politi- H ques, l’école d'apprentissage du gouvernement représen- = ‘tatif et populaire, 5 i Eile servit à °rganiser la défense des colons français contre l’Troquois ; elle préee ie et du désespoir ; elle conserva les traditions de la race. 4A 1 Conquête, tout s’écroula : gouvernemen militaire, organisation scolaire, tribunaux, . tion, voierie, — tout excepté la paroisse.
F Le Yainqueur aurait voulu disperser iges du régime français et introduire d- N langue et sa foi, toutes les institutions anglaises, sauf la = principale: lo droit du peuple de voter ses impôts et de * La force de résistance no fut pas le traité de Paris. à L’Angleterre avait violé sans scrupule celui d’Utrecht et E soumis les Acadiens au régime À imposait aux vaincus: Vas victis.
t en 1763, PAngleterre était plus à son aise, en Amé- D rique, qu’en 1713. : 5 Non, le véritable dhstacle à l'aservissement ot à la con- | quête morale ce fut la paroisse, : En: présence de cette institution qui avait résisté à | toutes les vicissitudes du temps et de la guerre, lPAnglo- Saxon s’inclina comme il fait devant tout ce qui dure et
t civil et administra-
70 + LA RACE FRANÇAISE EX AMÉRIQUE mm résiste. Comme le Romain encore, il respecte les forces persistantes, -
m cherche d'abord à s'emparer de cet organisme, Et pendant un demi sièclej-avec des dogrés variés d'intensité, selon les circonstances et le tempérament des ministres à Londres et du vier- vor à Québec, les gouvernants britar. niques qui refusaient de reconhaître toute existence légale
» émirent la prétention, singulière et toute gallicane, de droit de nomination à 1
ble résistance de l'évêque et des curés. Et la paroisse canadienne resta catholique et française, et s’attacha de
conservé sa pure flamme, et des
chants religieux et nationaux de nos grandes solennités Aut senti vibrer dans leurs poitrines des âmes d’apôtres et de missionnaires. Là aussi ont germé ces vocations religieuses qui ont valu à l'Amérique tant de vies
(1) M. Henri Bourassa, “ Le Devoir, 4 juillet 1010
o7s 14 LA RACE FRANÇAISE EN AMÉRIQUE mm .
dépensées au service de Dieu et des hommes. Et de nos Jours cet esprit d'apotolät 6 entrainé-loin do nos fre. er ot dirigé pers les sables de l'Afrique ot les plaine. %. Chine, les fs ot Je filles de notre généreuse pop lation,
L'école dont Il fallut conquérir la liberté au prix de longs efforts, l'école appauvrie par la confisation a servi
tout d’abord à rédlisor les enthousiasmes nés à l'ombre du sanctuaire,
L'Eglise et V’Etat lui sont redevables d'hommes émi. nents, Comme au
l'instruction s'affirme surtout an moment où la Nouvelle- France, conquise et rainée, est sbandonnée À son dert par sa noblesse et son frmée..
” Lenseignement supérieur éclot
VIVALITÉ CANADIRNNE-PRANÇA INR
Pays de signalés bienfaits, Des h/ mmes comme Ou:
pays, se déve}: :n = É une colonisation anglaise dont le but était d'arrêter notre |
expansion, Lo nationalisme éclairé des C'anadiens-Fransais déjoua cette ruse un peu g Depris plus d’un
f 8 prêtre sort de son presbytore armé d’une hâche de bûcheron et, suivi de la jeunesse de sa paroisse, il s’achemine vers la forêt qui là-bas
…ondule sous la brise. Arrivé au milieu des bois, il abat le
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280 LA RACE FRANÇAISE EN — rt ..
premier arbre qui marquera l’emplacement de la future église. Chacun se choisit un lot, défriche le sol, l’ensemeuce et fonde un foyer. Quelques années après une Paroisse a surgi au milieu de la forêt, et Pessaim d'autrpfois commence à essaimer à son tour. Le missionnaire ‘agricole qui ne se rencontre que dans notre pays, fondateur de paroisses au milieu des .forêts canadiennes, était trouvé. De nos jours il est indispensable à tout gouvernement qui veut favoriser l’agriculture et jouir d’un prestige mérité. Désormais, il se dresse au seuil des anuales de toutes ces régions prospères ouvertes récemment à la culture : les Cantons de Est et la Gaspésie, le ‘Saguenay et le lac Saint-Jean, Ia trouée de Mattawin, la région Labelle et le Témiscamingue, ete. Colonisation paroissiale s’il en fut, et qui a doublé l'étendue de la province On-doit autre chose à l’organisation paroissiale cariadienne, ce sont les œuvres sociales, Le mot, pour être nouveau désigne une chose ancienne dans J Eglise, puisque J Eglise a pour base la charité, la première. des vertus recommandées par le Christ. Aussi faut-il. que notre péuple soit profondément religieux pour avoir fait naître sur ban sal cette magnifique floraison d'instituts. de bienfaisance et de charité qui font l'admiration de tous ceux qui nous visitent. Nous avons publié dans ee volume, les gravures de quelques-uns de leurs plus beaux établissements. Nous aurions pu les multiplier et les statisti-
MES fur Mate
boint d’infortunes quelle sait € de maux qu'elle n'alt tenté de
qu’elle n'ait voulu sécher, : eee ai donné
„„ 8 æ ps. en Te
cries du paupérisme. La Le can province de Québec avec ses maisons secour de des- e me huis à 2 ah 8
et
et jusqu'au-delà des mers, qui ont vu le
jour gur les bords du Saint-Laurent. ee 5 On le voit ; nous devons tion pa- |. roissiale. C’est la des écoles et des
| exegérer : importance de son rôle ni le valeur de son Aux Etats-Unis, Ia paroisse a rendu à nos congénères Miene nationale Fe
(1) On n'en API pas moins de 70 en Afrique.
— EN AxÉuIQueE
tion du caractère national Qui voudrait en préparer
le divorce, asstmérait uno bien lourde responsabilité, Toutefois, la dispersion des groupes français à travers
le continent est une bânse-de faiblesse. qu'il
nous dissimuler, et
rait le mal si nous sure le nombre.
la pesanteur du joug
étrangères, C’est un vestige de Ia contrainte imposée à nos pères dans cette vallée du Saint-Laurent, où Pon se flattait de les étouffer et de les ensevelir à jamais, = Déçus dans leurs espérances, nos compatriotes anglo-
usage officiel du français et privé
la Province de
accordé justice que Agir de : jar nt oômer Le meet où elle on biss 1.
4 brotestation. ja ES Nous ne demandons pas de privilèges à nos frères sé-
„et si parfois ef:
tre des injustices par
20 LA RAGE bee Ex auémous es en trop flagrantes, elle ne l'a jamais fait en dehors des voies
Nos compatriotäe irlandais peuvent se rencontrer avec n bur Le terrain de la religion qui donne une singulièré ampleur aux relations politiques et nationales. qui nous ‘sont communes avec les protestants, Ceux qui ont la méwolte du cœur ont vu d'un œil favorable nôtre, dévéloppement et nos progrès. Fils de la même Eglise, nos joies ant 6t6 leurs joies ; nos denils ont 6ts leurs deuils Ils ont pas cru qu'ils pouvaient se séparer. des frères. que le Christ leur avait donpés et qui les avaient accueillis à bras ouverts sur leur propre sol aux jours sombres de la grande famine qui dépeupla l'Irlande. Leurs fils et leurs filles n’ont pas hésité à entres dans les communautés fran. saises où ils s’harmonisent dans Ia pratique de la charité et du dévouement, „ Rs
»Wuant aux autres, il faut bien le dire, leurs forces se ont trop souvent tournées contre nous. Hs ont montré une fois de plus que la communauté du langage est une cause de rapprochement plus efficace. que la religion même. Trop souvent en politique, dans les questions scolaires, dans la défensé de nos libertés, ils ont fait bande À part; parfois même, ils nous ont combattus ouvertement. 8 Nouveaux venus dans cé pays, ils ont mis à conquérir les | premières places Pardeur d’arrivistes sans fierté, et ils ont bien souvent fait une arme contre nous de la puissance qu’elles leur mettaient entre les mafhs.
HE A S ; 4x B
Pertes pour la foi; et Pon ne compte plus au- TR NT ARE. ere les rojetons de souche irian.
: geule men nes de f .
communauté de négligence de
pue, and parmi les À accomplir sollicitent Punion
primitive J. serait-il'moins à la vie religieuse grants d'aujourd'huif Le champ d'apostolat
Fi:
8 »s du Canada soient que 4 archevsques et 15 évêques ; I zutre es, langues que le frange’ - a 4
ans sont restés les mêmes, soit à l'égard des innombrables tribus indiennes du XVIIe siècle, soit à l'heure setnelle dans les régions de l’Extrême Nord. Les évêques de Saint-Boniface ont continué les traditions apostoliques des premiers évêques de Québec: les Ruthènes comnié les Iroquois ou les Abénaquis sont évangélisés par les nôtres dans leur. langue. Et c’est tellement naturel ét raisonplaintes de nos compatriotes qui, sur le sol mênie dont ils prirent les premiers-possession, en sont réduits: par la force du nombre ou par abus de l’autorité à demander comme une faveur. de pouvoir pratiquer leur foi religieuse sans trahir leur passé ? 3E
Les trois qualités qui d'ordinaire cotistituent un peuple: l'unité de la foi, Funiformits des mœurs, la communauté de langage, sont restées les ‘caractéristiques de Ia race
libre de tout attache anti- ‘chrétienne, Elle % pas
eh d < | corde et de paix, | * san con-
elle a 616 l'unique apôtre de Ia vraie fol dnus l'Amérique du Nord. Depuis son origine elle n’a cessé de poursuivre fidèlement cette mission. C’est de son sein, nous n’en qui ramèneraient sous l'égide du catholicisme les peuples égarés du Nouveau - Monde v 5
C’est à cette action providentielle- que le Canadien attribue d’avoir ét détaché de la France à la veille de la Révolution française, Il reconnaît la main de Dieu dans
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ln rébellion des colonies anglaises d'Amérique (1775-1789) is en 1819, qui obligèrent
des “Une leçon d'histoire de F est une leçon d'espérance „.
France ; s’il ent parlé de la 5 retiré as parole; mais pou Une page d'histoire du Canada ct d'énergie chrétienne.
TABLE DES MATièRs 1 5
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