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Sirabon, l, XVI, ch

LES QBECS — DBS MŒUBg ET DES COUTUMES 103

« Il voulut bien — Abraham — leur enseigner (aux Egyptiens) Tarithmétique et l'astrologie qui leur étaient inconnues : et c'est par lui que ces sciences sont passées des Ghaldéens aux Egyptiens, et des Egyptiens aux Grecs*. »

N'y a-t-il pas une grande ressemblance entre les repas que les Lacédémoniens prenaient deux fois par mois en public et ceux de la table du soleil de Lybie?

« Voici en quoi consiste la table du soleil. Il y a devant la ville une prairie remplie de viandes bouillies, de toutes sortes d'animaux à quatre pieds, que les magistrats ont soin d'y faire porter la nuit. Lorsque le jour paraît, chacun est le maître d'y venir prendre son repas*. »

Cette coutume passa d'abord en Crète et delà se répandit en Thessalie, à Argos, à Sparte, à Athènes, en d'autres villes, en Arianie et même en Amérique.

N'oublions pas non plus qu'il y avait en Grèce une secte qui croyait comme les Egyptiens à la métempsychose et comme une portion des Israélites qui y croyait aussi; car nous retrouvons plus tard ces doctrines, professées par les Pharisiens ' .

Nous devons rappeler ici que les Athéniens ont « emprunté des Egyptiens, la division qu'ils font de la République en trois classes* , » et des Hébreux l'entretien du feu sacré devant les lieux saints : « Les autres disent que (à Rome), selon la coutume des grecs, le feu brûle toujours devant les lieux saints, comme une marque de la pureté qu'ils exigent " . »

c Et quant au feu qui est sur Tau tel, (en Judée) on l'y tiendra allumé, on ne le laissera point éteindre* . d

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