‹ La race sémitiqueChapitre 102 sur 246 · Lévitique, ch. VI · texte numérisé non relu

Lévitique, ch. VI

Une particularité des mœurs grecques et qui leur vient à coup sûr des Hébreux, c'est leur amour passionné pour la musique ^ , puisque si les Israélites avaient poussé cet amour au plus haut point, s'ils en avaient fait une des principales bases de l'éducation, de sorte qu'ils n'avaient qu'un seul mot, Momar^ pour exprimer ces deux ordres d'idées, mot que les grecs avaient transporté dans leur langue harmonieuse au suprême degré, pour peindre la littérature et la musique, Mousa et MousikèflQ^ Egyptiens eux à l'opposite, avaient proscrit cet art sublime comme indigne d'un citoyen, amolissant les âmes et avilissant les cœurs.

« La lutte et la musique étaient des arts défendus chez eux, parce que. . . à l'égard de la musique ils la regardaient non-seulement comme inutile, mais encore contraire aux mœurs, parce qu'elle amollit les âmes * , » ce qui est naturel chez un peuple qui n'avait que des hiéroglyphes pour exprimer sa pensée,et ce (jui confirme ce que nous avons dit précédemment à ce sujet. N'ayant point le principal instrument de cet art divin, la langue phonétique, il n'en pouvait comprendre ni percevoir toutes les beautés, tandis que les grecs, comme tous les enfants de la race Sémitique, s'exerçaient malgré eux et comme à leur insu, à toute heure du jour à moduler leurs pensées, rien que par le fait même de la parole.

Toutefois, les Egyptiens avaient plusieurs chansons, une entre autres, qu'ils appelaient Manéros, qu'ils chantaient à la mort de leurs proches, et qui fut d'abord leur unique hymne dès les commencements. Elle passa dans toutes les colonies phéniciennes et grecques ; ces dernières l'appelaient Linus* . C'est ainsi qu'aujourd'hui

1 . Nous avons dans le Droit divin étudié assez longuement cette question pour qu'il soit utile d'y revenir ici.

2. Diodore, 1. I, S. II, XXIX. — Ce que dit sur cette question M. Marius Fontane, n*a pas le sens commun {Les Egyptes XXIV) et est en contradiction formelle avec l'histoire et la nature des choses.

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