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Slrabon, 1. V, ch, III

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portés par ^née tenaient à la main; ce mot a pour racine Moum qui veut dire puissant, devenir grand.

Ainsi que nous Tavons dit dans le Droit divin de la démoeraiiey jamais ville n'eût à sa naissance, plus de réminiscences * hébraïques : Rémus et Romulus, fils de la Vestale Rhéa Silvia, furent exposés sur le Tibre, ainsi

3ue Moïse Tavait été sur le Nil ; et ayant été sauvés par es bergers, furent allaités par la femme de l'intendant du roi *. Les Vestales, comme la fille du grand prêtre de Jérusalem, subissaient le dernier supplice, quand elles manquaient à leurs devoirs, seulement en Judée, la fille du grand prêtre était brûlée vive, tandis que dans le Latium la Vestale était enterrée vive '. Un enfant, Ca~ mUluiy servait à Rome le grand prêtre comme en Judée, et son nom était d origine hébraïque *. Ainsi que les Benjamites, après la ruine de Guibha *, ravissant les vierges de Silo, les Romains, manquant de femmes, opérèrent un vaste rapt dans une fête publique. Les Babines descendaient pour une bonne partie d'une colonie de Lacédémonlens, qui avaient quitté la Grèce devant la rigueur des lois de Lycurgue*. Et pour trait finsd Romulus disparut ainsi que Moïse, d'un coup de foudre. Ce qui prouve que les sénateurs romains étaient plus forts eu histoire que nos auteurs modernes et qu'ils savaient parfaitement ce qu'il se passait sur les rives du Jourdain '. Les ressemblances historiques ne sont pas les enfants du hasard, mais bien de Timitation.

Il n'est pas étonnant dès lors que les douze tables veuxferment tant de souvenirs du Pentateuque, notamment

1 . Plukarqae, Romulus, page 904, tome I« de l'édition de 1778 do Dacicr.

2. Cette femme appelée Larentia» était connue sous le nom de LupOt courlisaoe, à cause de ses débauches, de là, la fable de la Louve.

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