‹ La race sémitiqueChapitre 121 sur 246 · Plutarque, Thésée, t. I, p. 148 et suivantes · texte numérisé non relu

Plutarque, Thésée, t. I, p. 148 et suivantes

qui la lui accorda en mariage comme récompense de sa victoire.

« Cependant Thésée et ceux qui l'accompagnaient étant arrivés dans Tile de Crète, à son seul aspect Ariadue, fille de Minos devint amoureuse de lui, et ayant trouvé le moyen de parler à lliésée, elle lui offrit son assistance. Ce prince entra sans crainte dans le labyrinthe où était ce monstre ; sûr d'en sortir par l'adresse d'Âriadne. Il tua le Minotaure et se tira de ces détours où tant d'autres s'étoient perdus. Voulant enfin s'en retourner dans sa patrie, il enleva secrettement Ariadne; et étant parti pendant la nuit, il relâcha dans risle de Die à présent l'isle de Naxe. Là on dît que Bacchas épris de la beauté d'Ariadne, la ravit à Thésée; et que la regardant comme sa femme, il conserva toujours pour elle un amour extrême. De telle sorte même que lorsqu'elle fut morte, il lui fit part des honneurs divins, et plaça sa chevelure au rang des astres* . »

Il fit beaucoup mieux que cela, il lui accorda une gloire infiniment plus durable en donnant son nom à l'Arianie ; comme nous le verrons bientôt.

11 faut croire que Bacchus avant de prendre son vol pour les rives de l'Indus, vécut un certain temps en Crète, où il jouit de son bonheur auprès d'Ariane, car nous allons retrouver les souvenirs de cette lie, palpitants dans les Indes. Rassasié de plaisir, il rassembla une troupe de jeunes gens et de jeunes femmes, qu'il arma de thyrses et de lances de fer entourées de lierre ; et il marcha vers l'Indus * . L'Asie au-delà de la Syrie

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