‹ La race sémitiqueChapitre 142 sur 246 · Quinte-Curçe, H. d' Alexandre ^ l IX, ch. I · texte numérisé non relu

Quinte-Curçe, H. d' Alexandre ^ l IX, ch. I

mes et qui paraissent devoir être un jour beaux et bien faits, ils font mourir tous ceux dans lesquels ils aperçoivent quelques défauts corporels ^ »

Cette abominable coutume importée aux Indes par les Cretois couvrit d'infanticides légaux toute l'Asie et fut signalée par lambule jusque dans File de Ceylan ; mais là, Diodore, pris d'un remords, veut bien stigmatiser facilement y il est vrai, cette loi qui précédemment avait son approbation comme elle avait celle de Quinte- Curce :

« Une loi trop sévère condamne à mourir tous ceux qui naissent ou deviennent estropiés '. ]>

Il est vraiment étonnant Diodore, avec son épithëte trop sévère, comme si ces pauvres victimes de la férocité païenne étaient coupables de ne pas être nés aussi beaux ou aussi bien faits que leurs concitoyens : cela peint les temps ; enfin il faut lui tenir compte de ce mouvement d'humanité, bien rare chez un Grec.

Cette abominable loi avait pris son origine chez les Troglodytes d'Egypte qui châtraient les nouveaux-nés estropiés de peur qu'ils aient des enfants aussi difformes qu'eux'.

Ainsi que cela se pratiquait en Grèce et plus tard à Rome, le débiteur insolvable devenait l'escÉive de son créancier^.

A Rome, à Sparte, sur les bords de l'Indus, tout ce qu'acquéraient l'épouse, l'enfant et l'esclave appartenait ' ^

au père de famille".

iJne coutume bien égyptienne était celle qui consistait à imprimer sur le front du séducteur les parties natu-

i . Plodore, 1. XVII, L. — Strabon dit quelque chose d'approchant, seulement c'était, d'après Onésicrite, son plus ou moins de beauté qui décidait du sort du nouyeau-né. L. XV, ch. I, 30.

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