Hérodote, 1. V, V
6. Elien, 1. VII, ch. XVill. On Ta retrouvée jusque dans les îles de rOcéanie. Univers pittoresque, Domeny de Kieuzi. -
152 LA BACE SÉMITIQUB
dans le Gandwana, et Ton y pratique, sur une effrayante échelle, la traite des enfants, que les parents, poussés par la misère, consentent à Tendre pour l'autel et le bûcher. Le sang humain coule sur cette terre maudite, d'une source inépuisable. A chaque fête publique ou privée c'est une vie d'homme qu'il faut offrir aux dieux, c'est par une mort d'homme qu'on les invoque, qu'on les remercie, qu'on les apaise \ »
a Mais la plus épouvantable de ces tragédies domestiques, ce fut celle qui suivit la mort d'Ajit, prince de Marwor. Celui-là laissant cinquante-huit reines, toutes, jusqu'à la dernière, étaient fermement résolues à se jeter dans les bras d'Agni I Ce qui rendit cette grande hécatombe humaine plus odieuse encore ce fut de voir les enfants de ces femmes allumer le bûcher qui devait consumer leurs mères * . »
Comme en Grèce et en Italie, les enfants mal conformés étaient détruits ; seulement à Rome aussi bien qu'à Sparte c'était un conseil de famille ou de voisins qui décidait de la vie ou de la mort de Tenfant venant au monde, aux Indes, c'était une cc^mmission qui statuait sur son droit à la vie.
« C'est un peuple distingué entre les barbares par sa sagesse, et qui se gouverne par de bonnes coutumes. Les enfants qui leiur naissent sont nourris et élevés, non au gré de leurs parents, mais selon la décision des personnes chargées par état d'examiner la constitution de ces petits êtres ; s'ils leurs trouvent quelques membres notablement difformes ou inutiles, ils ordonnent leur mort^ »
a Us n'ont pour objet en toutes choses que l'honneur et la bienséance, et la beauté même du corps est parmi eux une qualité essentielle. Sur ce principe ils font un choix rigoureux de leurs enfants dès leur naissance, et nourrissant avec soin ceux qui se trouvent bien confor-