CHAPITRE III
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Un des grands arguments,— le seul à vrai dire, car ce> lui de la couleur de la peau, n'a qu'une valeur relative comme nous l'avons dit précédemment, — des écrivains qui prétendent crue les Eairopéens descendent des Arias, c'est la ressemblance des langues issues du Grec avec le Sanscrit : assurément c'est une preuve de parenté, mais cela n'établit en aucune façon la filiation, pas plus que la ressemblance entre deux femmes n'établit que Tune est la mère et l'autre la fille. Et certes nous avons
Erouvé d'une façon irréfutable que c'était la langue héraïque qui était la mère et non la langue sanscrite. Cette ressemblance entre les langages grec, phénicien, arien, arabe, hébraïque, n'a pas été reconnue d'aujourd'hui seulement, il y a longtemps qu'elle a été affirmée :
« Il est constant, en effet, que les nations arménienne, syrienne \ arabe, ont entre elles beaucoup de cette affinité et comme un air de famille qui se manifeste dans leurs langues, lews genres de vie eu leurs caractères
physiques Ajoutons que les Assyriens et les
Ariens offrent avec ces mêmes peuples, aussi bien qu'entr'eux, une grande ressemblance*. »
Et lorsque M. Curtius a reconnu la parenté du Sanscrit avec le Grec (une des langues sémitiques] il n'avait certes pas été l'inventeur de cette découverte. Mais lorsque lui et les autres orientalistes ont avancé qu'à cause
i . Nous rappellerons que la Syrie renfermait la Judée et la Phénicie.