‹ La race sémitiqueChapitre 164 sur 246 · Strabon, Ji. I, Ch. II · texte numérisé non relu

Strabon, Ji. I, Ch. II

de cette ressemblance le grec et toutes les filles du grec étaient issus du Sanscrit ils ont dit une sottise, une de ces énormités que Ton ne pardonnerait pas à un collégien qui n'aurait déjeûné qu'une seule fois en compagnie des anciens. Il ne faut pas en effet avoir longtemps causé avec Hérodote, Diodore, Strabon, Quinte-Curce, Arrien, Plutarque et autres pour être convaincu, que la civilisation est partie des rives du Nil ; que dès Fépoque des Pharaons la lutte existait entre la race blanche, les enfants de Jacob et la race noire issue des Ethiopiens, les descendants de Gham ; et dès ce temps il était facile de prévoir que les fils de Sem s'échappant de toutes les cités ég^ptiennes,comme des centaines d*essaims,iraieut, industneuses et mélodieuses abeilles, peupler toute la terre , tandis que la race de Gham sous la conduite de Sésostris, étaitalléeprécédemment peupler la Colchide, unepartie de Tlnde et laGhine, dont les habitants, eux passèrent plus tard, par le détroit de Behring, pour aller coloniser r Amérique où ils furent rejoints par les Phéniciens qui franchirent TAtlantique. Bacchus fut un des chefs qui vint dans les Indes planter les tentes d'Israël; ce héros,

Setit-ûls de Gadmus, élevé àNyse sur les confins de la Juée devait évidemment parler une langue pleine d'analogie, de souvenirs, de ressend^lanceavecla langue hébraïque; mais né en Grèce, en Béotie, son langage devait renfermer aussi beaucoup de mots de cette nouvelle langue qui avait la prétention, prétention constatée par Strabon comme nous l'avons déjà vu, de corriger, de changer, de perfectionner les mots étrangers ' ; Aussi devons-nous retrouver dans le Sanscrit un grand nombre de mots Hébreux à peine défigurés — avec les mêmes acceptions ou des acceptions nouvelles — et im certain nombre de mots dénvés du grec, mais souvent à peine reconnaissables.

Nous exposerons ici deux tableaux, le premier renfermant les mots sanscrits venus du grec et pour ne méri-

1 . Cette prétention a passé chez les Arias où le mot sanscrii, signifie langue perfectionnée.

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