‹ La race sémitiqueChapitre 167 sur 246 · Michelet, là Bible de Thumanité, ch. IV · texte numérisé non relu

Michelet, là Bible de Thumanité, ch. IV

plus de deux mille cinq cents ans avant que l'écriture phonétique ne fût connu sur les bords de l'Indus ; mais nous savons que les prêtres de la raison ont le privilège de déraisonner : ils sont même persuadés qu'ils en ont le droit.

Il y avait une loi Cretoise qui ordonnait de chanter des hymnes en l'honneur des Dieux ^ ; l'Aria s'empressa de suivre ce précepte de la mère patrie. Il chanta Indra, l'enveloppe du soleil, ce que nous pourrions appeler son atmosphère, sous tous les noms qui appartiennent à Bacchus, car ce n'est évidemment que lui qui est adoré dans cet astre : Mitra, Bagha, Baghavan, Suria, qui sont les noms de Bacchus, reviennent à chaque page du Rig- Yéda. Il adressa des vœux enthousiastes à Agnjfy le feu et à Arani, le double bois qui le produit par le frottement. C'était un souvenir phénicien, puisque ce peuple, d'après Banchoniaton, avait inventé l'art de produire le feu par le frottement : t Ce furent eux (les phéniciens)

3ui trouvèrent l'usage du feu en frottant deux morceaux e bois l'un contre l'autre \ »

Mais TAria n'oublia pas surtout d'adresser ses hymnes les plus sonores, les plus harmonieux, les plus poétiques, les plus pressants aux vaches célestes.

Et quand il demande à ses dieux de lui accorder des riches troupeaux de vaches, ce n'est pas uniquement comme le croit le pudique et innocent M. Marius Fonlane pour labourer ses terres ; la loi ne lui permet la culture que lorsqu'il a une nombreuse famille, et que les autres moyens de s'enrichir lui font défaut : autrement il dérogeait ; ce n'est pas non plus pour la faire figurer sur sa table sous la modeste forme décote d'aloyau ou de pot au feu : la loi lui interdit ce genre d'aliment ' :

Page 1