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colère, autant il en renaît sur les épaules de Râvana. Ainsi, dans ce combat, il était impossible à Râma d'obtenir la mort du cruel démon. Enfin il trancha Tune après l'autre une centaine de tètes égales en splendeur ; mais on n'en vit pas davantage se briser la vie du monarque des Raksnasas ^ . »
Heureux temps où l'on avait ainsi des tôtes de' rechange, combien de savants de nos jours seraient heureux de pouvoir user de ce procédé; au moins à force d'en essayer une nouvelle ils finiraient peut-être par en rencontrer une qui no soit pas par trop vide.
Il y a une allusion à la destruction des enfants qui, nous Tavons vu, était pratiquée aussi bien aux Indes que dans la Grèce * .
Les femmes du palais de Râvana sont un souvenir des harpies, et la poursuite de la gazelle, par Râma, n'est autre chose que la poursuite par Hercule de la biche aux cornes d'or et aux pieds d^airain.
Il semble même que Valmiky ait eu particulièrement en vue l'histoire ou plutôt la légende d'Hercule, confondue avec la conquête d'Alexandre le Grand, qui on le sait, prétendait avoir été beaucoup plus loin, et avoir fait infiniment de plus grandes actions que ce héros fabuleux. Râma ne semble à vrai dire qu'un mélange du caractère d'Achille, d'Hercule et d'Alexandre, etSitâ, une Hésione délivrée par cet Hercule indou, du monstre marin auquel elle avait été abandonnée.
Non-seulement il y a dans ce poème des réminis* ccnces hébraïques et grecques, mais la prise de Tyr par le conquérant Macédonien, a, sans contredit servi de modèle au poète Indien pour le siège de Lanka : Râma'
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