‹ La race sémitiqueChapitre 178 sur 246 · P. 6, t. II · texte numérisé non relu

P. 6, t. II

2 . Hanoûmat est lui-même une réminiscence de Phaéton : il voulut aller trouver le Soleil, mais il fut précipité sur un rocher où il se brisa la mâchoire ; d'où lui vient soo nom : en sanscrit, tuM^ qui tue, mftehoire; ntAdanU, lancer; de l'hébreu hati, douleur, mai, étendre: (Rftm. p. 173, t. II). Ces deux fables ne 83raient-elles pas nées de Josué qui arrêta le Soleil un jour. Ce qui arriva aussi a la suite de la mort de Pbaôton où l'on fut une journée sans soleil.

LES AftIAS — LE RAMAITANA 191

— « A cesmotsd'IIanoùmat, la pénitente, fidèleàsuivre le devoir et qui trouvait son plaisir dans celui de toutes les créatures, lui répondit en ces termes : « Jadis, il fut un prince des Dânavas, savant magicien, doué d'une grande vigueur et nommé Maya * ; ce fut par lui que fut construit entièrement cette caverne d'or avec l'art de la magie... » « Alors, exempt de la mort, plein d'une vigueur formidable, maître souverain de toutes les choses qu'il pouvait désirer, il habita quelque temps au sein des plaisirs dans cette immense caverne. »

Maya épousa Hémâ qui hérita de la fameuse caverne, a Hémâ est ma bien chère amie ; je garde, à cause de l'amitié qui nous unit, le palais de cette nymphe, qui excelle dans le chant et la danse. »

Et ayant restauré ce Thésée des singes et ses gais compagnons, l'Ariane indoue les congédia par ces mots :

a Ici est le fortuné mont Vindhya, rempli de grottes et de cascades ; là, est le mont Prasravana; à côté, c est la mer. La félicité vous conduise, nobles singes! Moi, je m'en retourne dans mon palais * I »

Ravana, le ravisseur de Silâ, n'est autre chose que l'hydre de Lerne, dont les dix tètes renaissent aussitôt qu elles sont abattues ^ :

« Râma. . . , abattit du corps une des têtes de Râvana.

« Les trois mondes virent donc alors gisante sur la terre cette grande tèle coupée. Mais, sur les épaules de Râvana, tout-à-coup s'éleva une autre pareille tête, que le magnanime Raghouide à la main prompte abattit également. On vit décollée encore la seconde tète de Râvana; mais, à peine eut-il coupé cette horrible tète, que Râma en vit une nouvelle à sa place. On la voit tomber, comme les autres, sous les traits de Râma, semblables à la foudre ; mais autant il en coupe dans sa

1 . Maïd est le nom de la mère de Mercare. Dânavas ne désignerait-il pas les Grecs ; de Danaûs leur chef ?

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