‹ La race sémitiqueChapitre 182 sur 246 · LES ARIAS — LE BAMAYANA · texte numérisé non relu

LES ARIAS — LE BAMAYANA

tomber au loin ; puis cette pensée lui viat à Tesprit : « Que va-t-il naître de cela ! » A Tinstant môme s*éleva une forme de jeune fille aux yeux de lotus, aux regards tremblants comme l'éclair, au visage rond comme le disque de la lune, et brillant comme un ilocon d'écume sur lequel vacille un rayon de lumière \ »

Si le grain de poussière était jentré dans Tœil droit de Brahma et que le dieu Teût jeté loin de lui qu'en seraitil arrivé?

Peut-être bien un homme ?

Grave question que nous soumettons à la sagacité des savants de noire temps; eux, qui savent si bien trouver la généalogie humaine jusque dans des fétus de singe ou des œufs de poissons. Après tout, autant vaut descendre d'un grain de sable que d'une huître ; du moins c'est mon opinion. Nous abandonnons volontiers à ces messieurs leur vanité de race.

A quelle époque le Râmayana a-t-il été écrit ?

Si nous en croyions Michelet qui, dans son style emphatique au suprême degré, nous dit :

« Maintenant qu'il a apparu dans sa vérité, sa grandeur, il est facile de voir que, quelque soit le dernier rédacteur, c'est l'œuvre commune de l'Inde, continuée dans tous ses âges.

< Pendant deux mille ans, peut-être on chanta le Râmayana dans les divers chants et récils qui préparaient l'épopée. Puis, depuis près de deux mille ans, on l'a joué en drames populaires, qui se représentent aux grandes fêtes *. » Il y aurait au moins quatre mille ans.

Nous démanderons avec tous les égards dûs à l'un des plus grands polichinelles du siècle : vous parlez de deux mille ans plus deux autres mille ans, ce qui fait quatre mille ans, mais à partir de quand? Vous oubliez de le dire; est-ce avant le Christ ou avant M. Michelet? Le devine qui

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