‹ La race sémitiqueChapitre 187 sur 246 · Légende de Gaudama, ch. I^, p, 26^ n · texte numérisé non relu

Légende de Gaudama, ch. I^, p, 26^ n

devaient passer par des centaines d'existences avant d'arriver au repos final, enseigna que celui dont la vie serait exemple de toute faute, qui ferait abstinence de viande, de plaisirs et de femmes, arriverait de suite à la mort éternelle sans passer par toutes les transformations successives ordonnées par la loi. Et que celui dont la somme des mérites surpassait la somme des démérites, entrerait à sa mort au siège des nats ^ (purgatoire), et après l'épuisement des mérites excédants, renaîtrait dans le corps d'un être considéré comme heureux ici-bas, possédant, soit les avantages de la situation en tant que roi, prince» puissant ou riche, soit les avantages de la science en tant que Brahmane ou philosophe ; mais que les âmes des autres entreraient dans le corps des animaux ; il annonça que pour acquérir la science, il fallait être absolument maître de ses sens en s'abstenant de tous les plaisirs de la vie ; il donna l'exemple en quittant sa femme et son enfant, et il se retira dans un désert. La perfection qu'il enseigna consiste en l'indifférence complète à Tégard du plaisir et de la peine et mène tout droit à Tanéantissement final. Sa doctrine devait avoir dans la suite des temps un immense relenlissement en Asie. C'est qu'en effet, les conséquences de la métempsycose étaient terribles, ne voir jamais de fin aux misères, aux douleurs, aux souffrances, aux angoisses, aux injustices, aux lâchetés de la vie, quitter une existence douloureuse pour retomber de suite dans Itjs affres d'une nouvelle vie, devait à certains esprits sembler intolérable.

La doctrine de Boudha poussa au suprême degré les préceptes de l'abstinence de la viande.

Il fut défendu à ses disciples de tuer même les plus

On le désignait aussi sous lo nom de SaJciamouni ou Thakiamouni, notamment chez les Birmans et en Chine.

1. L'état de nat est un état de plaisirs et de divertissements accordés à ceux qui dans les existences antérieures ont fait des œuvres méritoires, les Ôtres qui l'habitent y restent jusqu^à ce que la somme des mérites étant épuisée, ils retournent sur la terre sous une nouvelle forme humaine.

misérables insectes ; aussi le moine (Talapoiu) devait-il être muni d'un filtre pour dégager Teau qu'il buvait de tous les animaux dont la mort aurait constitué à son débit un redoutable iémérUe \

En ce qui concerne l'abstinence des femmes, Boudba exagère la prudence aussi loin que possible en interdisant, conformément à la loi de Manou, toute r'^lation mondaine du moine Boudbiste avec même sa mère ou sa fille'. Jamais une femme ne devait entrer dans un couvent de Boudhistes. « II est défendu aux Phongies de rester sous le môme toit, ou de voyager dans la même voiture ou lé même bateau que les femmes; ils ne peuvent rien recevoir de leurs mains. Les précautions sont poussées si loin qu'il n'est pas permis aux religieux de toucher les vêtements d'une femme, ou de caresser une petite fille si Jeune soit-elle, ou même de toucher un animal femelle ', et si par absolue nécessité, il doit se trouver en présence d'une femme, il ne doit jamais être seul *.

Le Talapoin ne pourrait même tendre la main à sa ]nère si elle était tombée dans un puits.

Boudba a aussi emprunté au Code de Manou la médication par l'urine de Vache, venant, comme nous l'avons vu, des bords du Nil.

a II est obligatoire. pour un élu d'employer comme médecine Turine de vache, dans laquelle on a exprimé le jus d'un citron ou de tout autre fruit acide *. »

Aucun homme contrefait ne pouvait être admis parmi les Boudhistes, c'était un précepte emprunté à la Bible*.

La confession juive que nous avons signalée dans le code de Manou était aussi dans les pratiques boudhistes :

1 • Bigaudet, Légende de Qaudama, ch. IV, — Lois de Manou, 1. VII, 70 à 72.

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