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Légende de Gaudama, ch. IX

3. Lois de Manou, 1. VIII, 103. L'homme qui avait menti n'avait qu'a se rincer la bouche pour ôire lavé du mensonge^ (lois de Manou, 1. V, 145). C'était commode. 18.

210 LA BAGE SÉMITIQUE

mensonge, M. Renan, qui a proclamé hautement que celui qui voulait diriger les peuples avait parfaitement le droit de les tromper ; c^ qu'il met journellement en pratique, quand il donne des 1B ou 20 mille ans à telle ou telle nation, car Fauteur de la vie de Jésus est trop intelligent pour croire un seul mot de ce qu'il avance. N'est pas niais qui veut.

Boudha n'était pas de meilleure foi lorsquUl parlait de millions d'années'; il savait bien que cela n'était

lui qui serait resté comme nos lihres-penseurs du Jour, dans des données presque raisonnables: il était trop habile pour cela; la raison ne séduit que les hommes honnêtes : et les fous ne sont entraînés que par les grandes extravagances ; celui qui ne ment que timidement comme M. Renan, ne convainc personne ; il n*a plus pour lui les honnêtes gens et il n'a pas ceux qui aiment la folie complète, fioudha, lui, Beaucoup

S lus logique, n'employait sciemment que des moyens ignés d'entrainer tous les amateurs de choses extraordinaires. Mais comme nos savants il était illogique en prêchant comme eux le Neibban et en parlant de morale étemelle ; comme s'il pouvait y avoir une morale pour l'homme sans Dieu : comme s'il n'était pas le maître absolu de sa destinée et avait des comptes à rendre à qui que ce soit de ses actions ^ : toutefois Phra était moins illo-

1. Foè Kouè Ki, n. 14, ch. XXXIX. L'ftge des sages est de 236 millions d'années, dont 151.200,000 sont déjà écoulées, et

Sendant lesquelles mille Boudhas doivent se succéder pour le salut e tous les êtres. La légende de Gaudama parle mdme de myriades de siècles. Notices sur tes Phongies, art. I.

2. On s'est demandé si le libre- penseur pouvait être honnête? celle question n'a pas sa raison d'être ; du moment qu'il n'y a pas de Dieu, le bien et le mal n'existent pas; puisque le mal n*estque la désobéissance aux ordres de Dieu : conséquemment l'honnêteté et la malhonnêteté n'existent pas non plus. Chacun a le droit de faire ce qu'il veut. — Les lois sont le résultat de la volonté des maitres du jour et nous avons vu que ce que nous considérons, selon la morale Chrétienne, comme d'abominables crimes, avait été permis par toutes

gique qu*eux car il promettait en récompense d'une conduite honnête la fin des transmigrations, comme nous Tavons dit plus haut, tandis que les libres-penseurs ne promettent que Tanéantissement final à des Chrétiens qui croient à des récompenses éternelles après un seul temps passé sur cette terre. Boudha s'était encore séparé des ^rsuimanes dans plusieurs observances qui sont loin d'avoir la même importance que la proclamation de l'égalité et l'extinction des transmigrations, en arrivant à rinsensibihté morale, mais dont nous devons relater les deux principales, Tune parce que nous la trouverons ridiculisée dans l'Avesta, l'autre parce qu'elle amena la mort de Boudha, dont l'âme avait pu atteindre à l'insensibilité absolue, mais non le corps.

Chaque candîdat, devait être sans infirmité en conformité du Code de Manou ^ ; il était admis au nombre des Pbongies ' , après avoir eu la barbe et les cheveux rasés, ce qui était une violation flagrante de la loi qui dit formellement : « Qu'il porte (l'Anachorète) toujours ses cheveux longs et laisse pousser sa barbe, les poils de son corps et ses ongles ". » Ce qui était conforme àVhistoire de Bacchus qui en partant pour les Indes, avait fait vœu de ne pas se couper les cheveux. Vœu qui fut observé par une certaine partie des Egyptiens* , mais le plus grand nombre suivait la loi générale des bords du Nil : ils se rasaient de la tète aux pieds ; cette coutume a passé Jusqu*en Chine, où les habitants se rasent encore la tète, sauf le sommet; on la retrouve aussi chez les Garamantes, peuple voisin de l'Egypte et des Nasamons ^ .

les lois de la terre, Greccpies, Romaines, Perses, Ariennes^ Phéniciennes, Gauloises, Américaines et Egyptiennes. Donc celui ^i n'a pas de Dieu peut tuer, voler, pUler, violer les femmes, prendre celles de ses voisins, etc., en suivant les préceptes légaux et conséquemment être estimable selon les lois où il vit. Selon ces lois il sera honnête, selon la doctrine Chrétienne et Juive il sera malhonnête.

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