‹ La race sémitiqueChapitre 198 sur 246 · Diodore, 1. II, XII · texte numérisé non relu

Diodore, 1. II, XII

2. Il est boa de rappeler ici qae Gaaduma ne mourut pas sur le dos ; a rinstar des Lyoieas nomades qui ont soin lorsque quelqu'un expire de le tenir de fagon à ce qu'il ne soit pas sur le dos. — Hérodote, 1. IV, CXC. — Légende de Gaudama, ch. XIV.

3 . « Le mot Neibban^ en sanscrit Nirvdna^ d'après son étymolosric, signifie ce qui a cessé d'être agité, ce qui est en état de calme parfait. Il est composé du prélix négatif nin et de va qui signifie être mis en motion comme le vent. Il implique l'idée du repos par opposition à celle du mouvement ou existence. Etre dans 1 état do Neibban, c'est, par conséquent, être emporté au-delà du domaine de Tezistence, comme le comprennent les Boudhistes ; il ne peut plus y avoir désormais de migration d'un état à un autre » (Légende de Gaudama, ch. XIV). En nébreu, ner^ signifie lampe; baan, éprouver. Nirvana signifierait donc éprouver le sort d'une lampe, c'est-à-dire s'éteindre comme elle. C'est en effet le sens qu'y attachent les Boudhistes modernes.

« A l'idée do Neibban, s'attache souvent celle d'extinction, comme d'une lampe qui cesse de brûler, et dont la flamme cesse quand l'huile est épuisée. ». (Légende de Gaudama, ch. XIV).

Eelzana, un mardi, dans la pleine lune de Kalson, un peu avant le point du jour ^ . »

Cela ne nous dit rien quant à la comparaison avec notre ère.

Une grande divergence B*est établie entre les savants non seulement Européens, mais môme Boudhistes, dans l'établissement de la date de la mort du grand réformateur Indou. Les Singalais Birmans et les Siamois quoique différant légèrement entre eux sont d'accord pour fixer cette date vers le milieu du sixième siècle avant Jésus- (ihrist.

Les Chinois et les Mongols, suivant en cela Topinion desThibétains, la font remontera quelques siècles en arrière. Un traité Boudhique, traduit par les soins et sous la direction désir Alexandre Johnston, du Singalais en Anglais, fait remonter la naissance de Boudha Shâkya Mouni à 2,400 ans et 20 jours moins 29 ans, avant 1813 de Tère chrétienne, soit 558 ans avant notre ère, et no!i pas 998 comme le dit le traducteur du voyage de Faàian * : c'est peut être une faute d'impression. Ce chiffre de 558 ans cadre parfaitement avec les données des Birmans et des Siamois et peut conséquemment être présenté comme vrai.

D'un autre côté Séleucus entra eu relation avec le roi indien Chandragoupta, de Patalipoutra, vers 310 avant le Christ. Ce prince eut pour petit fils Athoka, qui, d'après les auteurs Birmans, monta sur le trône de Polibotra (Patalipoutra) 218 ans après la mort de Gaudama : en additionnant ces deux chiffres et en retranchant une génération de 30 année:s nous aurons 498 ans.

De sorte que la vérité absolue flotte entre ces chiffres de 500 à 560 ans avant Jésus-Christ pour la date de l'existence de Gaudama — il n'a certainement pas vécu six cents ans avant l'ère chrétienne comme il est ausçi constant qu'il était mort 500 ans avant le Christ.

Quand Alexandre conquit les Indes, les Macédoniens

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