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Légende de Gaudama, ch. XIV

St. Foô Kouè Ki, ch. XXXI. n, a. d. 1. n. F.

rencoDtrèroDt les philosophes Boudhistes vivant côte à côte avec les Brahmanes et ne se chamaillant pas trop :

< Aristobule raconte comment il lui fut donné de voir deux des philosophes de Taxîla, Brachmanes Tun et l'autre : le plus âgé avait la tête rasée (c'était évidemment un disciple de Boudha], le plus jeune au contraire portait les cheveux longs (c'était un Brahmane resté fidèle aux préceptes du Code de Manou).

« Tous deux avaient à leur suite un certain nombre de disciples. Ils se tenaient habituellement sur la place publique, où chacun les saluait comme des oracles vivants, les laissant libres de prendre sans payer ce gui leur plaisait parmi les denrées exposées.

a Tout marchand de qui ils s'approchaient leur versait sur la tête de l'huile de sésame avec une profusion telle qu'il leur en coulait jusque dans les yeux, après quoi il leur laissait prendre aussi généreusement d!e son miel et de sa sésame ce qu'il leur fallait pour en faire les espèces de gâteaux dont ils se nourrissent ^ »

Toute la théorie, tout l'esprit du Code de Manou est dans cette exposition : tout appartenant aux Brahmanes, nul n'avait le droit de s'opposer à ce qu'ils prissent ce dont ils avaient besoin ou envie. — C'est le règne du bon plaisir appliqué aune caste, aussi loin que le despotisme humain puisse le rêver.

Onésicrite nt parler un philosophe Indien, nommé Mandanis, qui lui tint un long discours sur la sagesse humaine, et duquel il tira cette conclusion « que la plus sage philosophie est celle qui enlève à l'âme les sensations de plaisir et de peine *. . . »

Ce qui renfermait toute la doctrine de Boudha : nous devons donc admettre (jue lors de la venue d'Alexandre aux Indes il y avait déjà un certain temps que Phra avait jeté les bases de ses idées philosophiques.

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