‹ La race sémitiqueChapitre 208 sur 246 · Hérodote, 1. III, XVI · texte numérisé non relu

Hérodote, 1. III, XVI

puis longtemps pourrait sentir quelque douleur ou quelque honte de son supplice \ »

Il est donc incontestable que du temps de Cambyse les Perses brûlaient encore les corps, selon les prescriptions du code de Manou. Ce n'est qu après lui que s'est établi la loi qui défendait sous peine de mort ces . sortes de funérailles, pour les remplacer par la loi sauvage de TAvesta.

Du temps d'Hérodote aussi il était défendu de contracter des dettes et de mentir, ce que permettait la loi de Manou *.

D'un autre côté quand les Macédoniens allèrent sur les rives de Tlndus ; c'est-à-dire vers 327 ans avant Jésus -Christ une des lois les plus bizarres de l'Avesta était en plein exercice dans toute l'Inde, de la Scythie à l'océan Indien, de la Colchide au Gange : nous voulons parler de la coutume de faire manger les cadavres des décédés aux animaux carnivores en les exposant dans les dakhmas : et cette loi était, elle aussi, comme la précédente bien dans l'esprit de l'Avesta, c'est-à-dire à l'opposite des lois du Gode de Manou. Ge Gode avait ordonné que les enfants décédés seraient enterrés, et que lesgrandes personnes mortes seraient brûlées : Zoroastre pour éviter de faire rien qui ressemblât à ces deux manières de se défaire des cadavres dût en inventer une troisième que l'on ne trouve dans aucun Gode et chez aucune nation, hormis les indiens.

Dans l'Avesta, l'enterrement des morts est criminel»; il en est de même pour la crémation des cadavres * ; mais le corps du défunt doit être transporté dans un dakhma, espèce de construction disposée à cet effet, où il est laissé « Deux nuits, trois nuits, ou un mois entier ; jusqu'à ce que les oiseaux prennent leur vol. . . et alors il est étendu nu sans couverture, sur la terre ou la pierre,

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