LIVRE VIII
Conclusion,
Nous voici arrivé au terme de notre étude; si le lecteur n'a pas été rebuté par la sécheresse et Taridité du chemin , il a dû déjà depuis longtemps être fixé sur la conclusion de notre travail ; et notre tâche est terminée.
Il a vu avec nous Noé bénir son fils bien-ahné, Sem, qui avait respecté en lui, les droits et les lois de la nature. Il a vu Dieu, en récompense de son obéissance, promettre à la postérité d'Abraham, l'empire de la terre ; les enfants de Jacob entrer en Egypte, s'y multiplier, inventer ce merveilleux langage phonétique qui sera l'arme invincible avec laquelle ils conquerront l'univers, chanteront leurs triomphes et charmeront leurs douleurs; il a vu, sous trois chefs : Moïse, Cadmus et Danaus, trois essaims d'hébreux aller coloniser la Judée, la Phénicie et la Grèce ; e.t de là marcher à la conquête du monde. Dans le Droit divin^ nous avons dit ce qu'étaient les hébreux, nous avons montré la grandeur de leur admirable Gode; la seule loi, où le faible : enfant, femme, débiteur, serviteur, soit protégé contre le fort : maître, créancier, époux et père : le seul Gode où les lois de la nature soient respectées. — Dans cette étude actuelle, nous avons dépeint les mœurs épouvantables des descendants de Jacob qui s'étaient séparés de Moïse. Avec nous, le lecteur a vu Bacchus à la tête d'une colonie de Cretois, envahir les rives de Flndus et du Gophès. sou affluent, y fonder une nation, à laquelle il donna cet abominable Gode de Manou (Minos), ou tous les droits de l'homme et de la nature sont méconnus ; où le faible de quelque nature qu'il soit, est la proie du puissant ; où les infâmes Brahmanes se livrent à toutes les débau-
ches du despotisme et de la nature bestiale ; où rhomme blanc, oublié du Dieu, père et protecteur de Jacob, se ravale à toutes les turpitudes de la race nègre d'Egypte, avec laquelle ses ancêtres avaient été malheureusement pendant trop longtemps en contact; nous lui avons montré la tyrannie Brahmanique arrivée à un tel degré d'infamie, la corruption se vautrant dans des bas-fonds tellement immondes, que deux hommes mus au fond par la même répulsion, bien que marchant dans des voies différentes, Gaudama et Zarathustra, écrasèrent du pied les monstruosités de la loi de Manou ; et essayèrent de délivrer le peuple des chaînes que Bacchus avait rivées autour de leur cou et à chacun de leurs membres ; Phralaong éclairé par son seul génie, le génie humain, abandonné à lui-même, mais élevé à la plus haute puissance, tomba dans Tathéisme et la niaiserie monacale, tout en proclamant l'égalité, et ne sut pas se débarrasser des langes de la Métempsycose et de toutes les absurdités qui en découlent.
Zoroastre, éclairé au contact des Juifs de la Judée, s'éleva à la connaissance de l'être suprême, et proclama l'égalité de l'homme, sans toutefois, aussi bien que Boudha, oser abolir l'esclavage, et malheureusement ne comprit pas lïnsociabiliié de deux de ses lois principales, l'union des proches parents et l'abandon des cadavres aux animaux carnassiers.
Le lecteur a donc vu parfaitement la filiation de la race de Jacob.
Il l'a suivie avec nous, partout où la famille blanche a étendu son domaine : en Asie, en Europe, en Afrique ; partout, il a vu refouler les peuples Autochtones (les en • fants de Japhet ?) du reste peu nombreux, faire la souche de toutes les grandes nations civilisées de notre époque ; etmarcherencore aujourd'hui à la conquètedel'Amérique, d'où un décret des Etats-Unis vient, tout dernièrement, de refouler la race chinoise, c'est-à-dire la race nègre venue d'Egypte avec Sésostris et qui forma la race Jaune d'Asie, cette race Noire blanchie, devenue après son