‹ La race sémitiqueChapitre 35 sur 246 · Notice sur le Canada · texte numérisé non relu

Notice sur le Canada

4 . Notez ^e dans ces chiffres ne sontpas comprises les augmentations formidables de la Russie et des Etats-Unis en 1882 et 1880. 13,000,000 d'habitants pour les uns et 14,500,900 habitants pour l'autre.

l'âge de là race humaine 29

nous Vavons vu plus haut, que dans Tenfance des sociétés r accroissement est beaucoup plus rapide que dans leur vieillesse, de sorte que malgré les guerres, les épidémies, les époques de Marasme, de Barbarie, de Sodomie, il est naturel de conclure que la donnée de Moïse qui établit 4,250 ans approxin.ativement, pour Tépoque du déluge à partir de 1882 est on ne peut plus exacte et tout à fait rationnelle. Notez que si Moïse est d'accord avec la statisticpie il se rencontre aussi avec le bon sens. Est-il en eSèt admissible que le genre humain qui depuis 4000 ans environ, l'âge des pyramides, a produit tant de monuments, tant d'œuvres de génie, dans les lettres et les arts, a fait de si nombreuses découvertes : Talphabet phonétique, la statuaire, la peinture, la statique, l'optique, Timprimerie, la vapeur, Télectricité, la poudre à canon, la photographie, pour ne parler que des grands jalons du génie humain, n aurait pendant 50,000 ans et plus enfanté que des haches de pierre ou des flûtes et des mirlitons en bois de renne, cela est absolument inadmissible, toutes les cervelles plus ou moins hallucinées des savants de la terre ; les Boudhas de Tlnde et ceux de TEurope réunis ne feront pas que ce ne soit une niaiserie digne des petites maisons.

Nous avons dit plus haut que si les savants en général et M. d'Assier en particulier étaient habiles à ausculter les squelettes et les pierres et leur faisaient dire ce qui était utile à leurs systèmes ridicules, ils ne Tétaient guère à consulter l'histoire et à faire parler les historiens : et vraiment ils feraient bien de s'en tenir aux langages des haches et des vieux-crânes, car ces muets témoins des temps antiques ne pouvant ôlre compris que « d'un petit nombre d'élus^ » il n'est guère possible au commun des hommes qui n'ont que le sens commun, de contrôler leurs affumations, tandis que lorsqu'ils s'avanlurentsurle domaine historique, il nous est bien facile de prouver ou qu'ils dénaturent les faits 011 qu'ils sont d'ignares savants.

a En effet, dit-il, la chronologie de Manéthon, qui en forme la base, peut-être contrôlée par Hérodote, Diodore. » Examinons quelques-uoes oe ces dates, et cornai

30 LA RACE séMITIQUB

mençons par citer un passage d'Hérodote, relatif à son voyage à Thèbes :

« Les prêtres me conduisirent dans l'intérieur d'un grand bâtiment du temple, où ils me montrèrent autant do colosses de bois qu il y avait eu de grands prêtres, car chaque grand prêtre ne manquait pas pendant sa vie d*y placer sa statue. Ils les comptèrent devant moi, et me prouvèrent, par la statue du dernier mort, et en les parcourant ainsi de suite, jusqu'à ce qu'ils me les eussent toutes montrées, que chacun était fils de son prédécesseur. . . Ils dirent que chaque colosse représentait un pyroinis (grand prêtre), engendré d'un pyromis, et parcourant ainsi les trois cent quarante-cinq colosses, depuis le dernier Jusqu'au premier, ils prouvèrent que tous lespj/romis étaient nés l'un de l'autre. . . »

Cl Hérodote fait ensuite le calcul du nombre d'années qui correspondent à cette longue période ; en comptant trois générations par siècle, il trouve onze mille cinq cents ans. Son voyage en Egypte remontant à une époque qu'on peut évaluer de vingt-trois siècles à vingttrois siècles et demi, on arrive à un chiffre total de près de quatorze mille ans. Ce nombre ne nous parait pas toutefois l'expression de la vérité, car Hérodote ne semble pa^ sumsamment tenir compte des influences du climat de TFgypte, influences qui, comme on sait, hâtent Tépogue de la puberté \ » C'est donc bien là l'opinion a'nérodote que l'auteur a la prétention de nous donner. Eh bien I cela est absolument faux I car, après avoir dit ce que nous venons de reproduire d'après l'auteur, Hérodote ajoute :

« Ces prêtres me prouvèrent donc que tous ceux que représentaient ces statues, bien loin d'avoir été des dieux, avaient été des pyromis, qu'il était vrai que, dans les temps antérieurs à ces hommes, les dieux avaient régné en Egypte, qu'ils avaient habité avec les hommes et qu'il y en avait toujours eu un d'entre eux qui avait

Page 1