Diodore, 1. 1, S. I, XVII
1 . Kssai de Philosophie naturelle, 3* partie, l'homme, ch. VJ
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cule, ont défendu à l'âge glaciaire d'envahir les pays situés entre les deux tropiques ; de sorte que c'est bien à ce nombre absurde d'années que la loi de Vaccroissement doit s'appliquer. Tandis que si l'on accepte les données de Moïse : 937 ans environ après le déluge comme date de son départ de l'Egypte, la population de la terre devait être encore très faible, quelle qu'ait clé la rapidité de Taccroissement de cette même population ; et le chiffre de 7,000,000 d'habitants donnés par Diodore pour l'Egypte, avec ou sans les Hébreux, n'a rien que de très rationnel et prouve une multiplication qui a dû varier, entre la plus rapide constatée, 19 ans et la plus lente, 260 ans. Si par exemple nous supposons que ces 7,000,000 ne comprenaient (jue des E^rptiens et que l'Egypte a élé fondée de suite après le déluge, ce qui n'est f as puisqu'elle est une colonie éthiopienne, nous trouvons qu'il a fallu que la population doubie tous les 38 ans pour avoir ces 7,000,000 d'habitants à l'époque du départ de Moïse ; si nous y comprenons au contraire les Hébreux ; en les défalquant, il resterait environ 4 ,000,000 d'Egyptiens en ne supposant que trois enfants à chaque famille d'Israélites et sans tenir compte du nombre de dissidents qui sous la conduite de Danaûs et de Cadmus sont allés peupler la Grèce et la Phénicie, il aurait fallu que la population doublât tous les 40 ou 41 ans. Dans 1 un et l'autre cas nous demeurons dans le domaine du possible.
Si nous appliquons maintenant la progression des atterrissements signalée par Hérodote^ : quatre mètres en 900 ans, nous trouvons que, non pas 23 ou 26 mille ans, mais seulement 3 ou 4,000 avant le Christ, l'Egypte était sous l'eau : ce qui du reste est constaté par Xanthus, reconnu comme certain par Strabon*, qui admet avec Hérodote que l'Egypte est un présent du Nil '. « Car le Delta était autrefois couvert par les eaux, comme ils en