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M, Fontane, les EgypteSt ch. XXV

3. Pour les amateurs voici le calcul approximatif; mais tout en faveur de la libre-pensée :

— 256.000,000 — 512,000,000 — un milliard — 2 milliards — 4 milliards — 8 milliards — 16 milliards — 32 milliards — 64 milliards — 128 milliards — 256 milliards — 512 milliards — mille milliards — et ainsi de suito en ajoutant trois zéros à chaque période de dix doublements. Remarquez aue quand il y aura 10,880 ans d'écouler depuis le déluge, la population sera de mille milliards. Ea supposant que la population continuât à croître dans cette proportion il faudrait qu'il y eût quelque grande révolution terrestre, ou qui détruisît les hommes ou qui leur permît de se nourrir autrement que maintenant, car la nature telle qu'elle est conditionnée actuellement ne permettra jamais de substenter une pareille masse d'indivi-

entendu que nous avons dans ce calcul laissé de côté les unités ; nous aurions peut-être obtenu autrement plusieurs zéros de plus, qui n'aiouteraieni rien à la démonstration ; nous sommes loin des sept millions d'habitants constatés par Diodore :

« Dans un dénombrement général qui se fit autrefois des Egyptiens, on en compta jusqu'à sept millions, et aujourd'hui encore il n'y en a guère moins de trois millions'. »

H est utile de remarquer que les savants ayant besoin des 23 ou 26,000 ans annoncés frauduleusement par les prêtres égyptiens, pour l'assiette de leur système ridi-

dus. Mais si nous adoptODS le chiffre d'accroissement donné par M. Behm comme celui de l'augmentation constante pour l'avenir comme pour le présent ; c'est-à-dire que la terre double tous les 159 ans, ce chiffre de mille milliards sera atteint 7,760 ans après le déluge. M. d'Assier, à tort ou à raison, prétend que la terre peut nourrir seulement 14,000,000,000 d'habitants* . Sans examiner si son calcul est fondé sur des faits certains et s'il n'est pas exagéré, nous l'adoptons un instant ; eh bien, selon la progression moyenne constatée par M. Behm, en prenant le chiffre rond de 1,500,000,000 pour celui de la population actuelle du globe, dans 4 fois 1 59 ans, ou 636 ans^ la population devra être de 24 milliards — et si l'on prend l'accroissement le plus lent, le nôtre, comme poiot de comparaison, ce chifire devra être atteint dans 4 fois 260 ans ou 1040, ans. De sorte, qu'il faut absolument de trois choses Tune: ou que la progression de la population diminue considérablement, ce qui n'est pas probable ; ou que l'homme trouve un nouveau moyen de se

qui pourrait

et augmenter, par une génération spontanée, le domaine du genre humain ; mais le moyen ne nous semble pas pratique. Il n'est rien tel que ces diables de savants pour avoir de 1 imagination ! Le prévoyant astronome n'a pas pensé à la situation désagréable des peuples qui se trouveraient au point de jonction des deux planètes, et que si cet embrassement amoureux ne serait pas sans charme pour elles, il ne procurerait pas le môme plaisir à tout le monde.

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