‹ La race sémitiqueChapitre 63 sur 246 · L ÉCRITURE PHONÉTIQUE · texte numérisé non relu

L ÉCRITURE PHONÉTIQUE

D'où vient donc que le profond docteur Saffray a écrit avec cet aplomb qui me remplit toujours d^dmiration :

« Une branche de la famille Iranienne donna naissance au peuple Arménien, tandis qu'une autre devenait la souche des Phrygiens, des Pelasges,^m des Grecs \ «

Ah I c'est que si le cher docteur a appris sur les bancs de Técole, Fart de laisser mourir les vivants, on ne lui a guère enseigné celui de faire revivre les morts ; et qu'il est beaucoup plus commode de faire causer de stupides cailloux, qui répondent toujours ce qu'on veut leur faire dire que de consulter les auteurs anciens !

Mais comment M. E. Gellion-Danglar qui a la charitable intention d'étrangler « dans V étreinte irrésistible de la logique, du sens commun et de la vérité », et de rejeter flasques, vides et morts sur le sol tous les chrétiens, les juifs et les mahométans, en un mot tout ce qui a la stupidité, la bêtise, la niaiserie de ne pas se croire une brute, après avoir reconnu que l'écriture phonétique est d'origine sémitique, affirme-t-il que le Sanscrit a été parlé probablement à une date qui va u au-delà de soixanteaix ou quatre-vingt siècles avant Vère vtUgaire » ? C'est au' entre l'affirmation que l'on a du sens commun et la réalité d'en avoir effectivement, il y a l'immensité. Car enfin pour ce libre-penseur comme pour le dernier des paysans, une langue phonétique ne peut avoir été parlée 6,000 ans avant sa création ; cela serait aussi malin que de faire voyager les Pharaons en bateau à vapeur, do Memphis à la mer intérieure.

Il est donc démontré que si les Phéniciens ont eu dans l'antiquité la réputation d'avoir transmis les lettres phonétiques, à la Grèce, c'est à Cadmus, Israélite de naissance, né à Thèbes en Egypte, qu'ils en sont redevables et qu'en définitif c'est aux Hébreux, à cette race sémitique si intelligente, si puissante, si féconde, que nous verrons bientôt peupler toute la terre, et à laquelle

i . Histoire de THomme, ch. VI.

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en ta personne d'Abraham, Dieu a promis Tempire du mopde * qu'il faut attribuer cette merveilleuse invention.

En ce qui concerne les ESgrptiens, il n y a aucune raison valable de leur accoraer Thonneur de cette découverte ; ils n'ont laissé aucun écrit dans cette façon d'exprimer sa pensée. Jusqu'à ce jour tout ce qu*on a trouvé sur la pierre ou le papyrus n'est exprimé qu'au moyen des hiéroglyphes *. Il est toutefois bien dimcile qu'ayant vécu côte à côle pendant 430 ans avec un peuple qui se servait de cette écriture, ils ne l'aient pas connue ; aussi est-il permis de supposer que les hiéroglyphes hiératiques, ont servi aux Hébreux comme nous l'avons dit plus haut de point de départ dans leur sublime découverte.

Mais s'il est avéré que ce sont les Hébreux en la personne de Cadmus et de Danaûs qui ont porté cette écriture en Europe, il en résulte comme nous Favons dit en commençant ce chapitre, que les Ârias n'ont pu s'en servir pour écrire leurs ouvrages avant Moïse, c'est-à-dire avant le 16* siècle qui a précédé le Christ ; il en résulte aussi que ce ne sont pas eux qui l'ont trausmise à l'Europe ; nous voilà bien loin déjà des centaines de siècles des libres penseurs, qui seraient l'âge des Védas, du Code de Manou, de TAvesta et autres écrits de la famille Arienne. Dans un livre subséquent nous nous en éloignerons encore.

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