‹ La race sémitiqueChapitre 80 sur 246 · LES PHÉNICIENS · texte numérisé non relu

LES PHÉNICIENS

la chute de Troie, partout elle est noble, mélodieuse, grave ou légère selon quelle chante Dieu, Tamour ou la guerre ; bien souvent elle est sublime et digne de cet ôlre créé à l'image de Dieu. Cela tient évidemment à ce que la race sémitique ayant été de bonne heure en possession du langage phonétique, et ayant, pour ainsi parler, matérialisé la voix, toutes les langues qui sont issues de Tldiome mère, Thébreu, sont des langues chantantes, qui ont pour base l'harmonie. Ce qui n'existe pas pour les langues dérivées du langage hiéroglyphique égyptien, le chinois et le mexicain. Ces idiomes exercent surtout et principalement la finesse de Tintelligence, le raisonnement; aussi, ces peuples-là ont puproduire des philosophes mais peu de poètes. Jamais Homère, Valmiki, David, Virgile, le Dante, Milton, Racine, et mille autres ne seraient nés sur les bords du fleuve Hoang - Ho, car ils n'auraient pas trouvé d'instrument pour faire vibrer leur âme.

Aussi, ne sommes^nous nullement étonné que les colons phéniciens, carthaginois, grecs ou latins de TIbérie, mais tous enfants de Jacob n'aient pas menti au génie poétique de leur race.

« Comparés aux autres Ibères, les Turdétans sont réputés les plus savants. Ils ont une littérature, des histoires ou annales des anciens temps, des poésies et des lois en vers qui datent, à ce qu'ils prétendent, de six mille ans ^ ,

« Mais les autres nations Ibères ont aussi leur littérature, disons mieux, leurs littératures, puisqu'elles ne parlent pas la même langue * . »

1. Ou qui ont six mille vers : Elônon Epôn. Avec le traducteur' M. AmédéB Tardieu nous pensons qu^il vnut mieux prendre Ëtûn : c'est dans la vanité de l'iiomme, dans la manie des peuples comme des particuliers de faire remonter leur souche à la plus naute antiquité possible : Certes les ibères n'étaient pas plus fous que les savants do nos jours qui préfèrent descendre d'un animal ayant des centaines de milliers d'années de date à se croire issus d'un enfant d'Adam qui ne remonte que mesquinement à cinq ou six mille ansi O ! bêlise humaine 1

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