Strabon
Il résulte de la fin de ce passage que quoique issues de la même souche, les races phémciennes, carthaginoises, grecques, latines avaient quelques différences dans leur langage comme nous le savons du reste. Différences qui n'étaient pas beaucoup plus grandes que celles qui, actuellement existent entre les langues dérivées du latin: le français, Fitalien, Tespagnol, le portugais, le roumain et même T anglais pour une majeure partie.
Il est vraiment fâcheux qu'il ne nous reste rien de coê littératures antiques ; il eût été intéressant d'étudier les différents dialectes de Tlbérie enfantés par les descendants de Cadmus et de Danaûs.
Il est arrivé dans les pays colonisés par les phéniciens et les grecs ce qui arrive de nos jours en Amérique où les peaux-rouges sont refoulés par les européens et peu à peu disparaissent du continent découvert par Colomb ; les autocmones ont dû, petit à petit, dans l'Europe tout entière disparaître ou se fondre devant les envahissements répétés, constants, patients, de la race sémitique qui par tous ses estuaires naturels la pénétrait sans jamais se lasser, la terrassait par la puissance de ses armes ou la dominait par le génie de ses arts ^ , de ses sciences et de ses littératures.
Les Ibères n'ayantlaissé parvenir jusqu'à nous, aucun de leurs ouvrages, il n'est guère possible de savoir s'ils avaient adopté les lois et les mœurs des hébreux ou des égyptiens — toutefois nous voyons plusieurs coutumes égyptiennes fort en honneur chez eux comme plus tard nous les retrouverons dans l'Arianie; notamment l'usage de l'urine; soit d'homme, soit de vache, soit de bouc.
(K Quoiqu'ils soient très propres dans leurs festins, ils ne laissent pas d'être encore d'une malpropreté extrême : il se lavent tout le corps d'urine ; ils s en frottent même les dents, estimant que cette eau ne contribue pas peu