Hérodote, 1. 111, XVI
que les Grecs tenaient cette coutume des Lybiens, avec celle de revêtir leurs statues de Minerve de l'Egide^; mais il ne faut pas oublier gue la Lybie était un peuple de colons égyptiens et éthiopiens qui suivaient les coutumes de TEgypte et de colons phéniciens % qui en leur qualité d'Hébreux, suivaient les coutumes de leurs ancêtres ; et que c'était évidemment chez eux que les Grecs avaient puisé rhabitude d'enterrer leurs morts.
Parfois cependant, les Grecs à l'instar des Egyptiens et surtout des Ethiopiens, embaumaient les cadavres et les doraient entièrement, coutume que nous retrouverons plus tard aussi chez les Arias '.
De même que les hébreux, les grecs ne permettaient pas les mariages entre parents de degrés rapprochés ; et si Lycurgue et Selon plus tard autorisèrent les unions matrimoniales entre frères et sœurs, soit utérins, soit consanguins, ils n'allèrent pas jusqu'à les tolérer entre frères et sœurs germains : au reste, juqu'à Moïse le mariage entre frères et sœurs non germains étaient permis chez les hébreux comme nous le voyons par ce passage de la Genèse.
« Mais aussi, à la vérité, dit Abraham en parlant de Sara, elle est ma sœur, fille de mon père, bien qu'elle ne soit point fille de ma mère, et elle m a été donnée pour femme ^. :ù
Jamais les grecs, à aucune époque de leur histoire ne
i . Hérodote, 1. IV, CLXXXIX-CXC.