À MES MAITRES DANS LES HOPITAUX
M. LE PROFESSEUR PIERRE DELBET M. LE PROFESSEUR AGRÉGÉ CHarzes WALTHER M. ce Docreur Gaston LION M. ze Docteur PaAuz SAINTON . M. ze Docreur Raouz BENSAUDE M. LE PROFESSEUR AGRÉGÉ ANTOINE BASSET
À MM. ces Proresseurs J.-L. FAURE J, À. SICARD
À MM. zes Docreurs I. SOLOMON P. MEYER J. PIGNOT D. PETIT-DUTAILLIS A. CAIN
Introduction
La technique habituelle de la radiographie consiste à placer contre le COrps, au point le plus voisin de l'organe à étudier, une plaque ou un film plan et de prendre le cliché. | Es
Tous les radiographes ont rencontré dans cette prati-que de nombreuses difficultés. FE
Qui ne s'est trouvé, en effet, en présence d’un genou
ankylosé à angle droit, qu’il devait radiographier. Il est impossible. de placer la plaque dans le creux poplité ; et si on la dispose contre la rotule, l’ampoule étant dans l’angulation, on obtient une image illisible. La radio- graphie antéro-postérieure du membre ankylosé est donc impossible sur film plan. Il en est de même dans le cas d’un membre immobilisé en flexion dans un appareil plâtré. | |
Et même, si l'articulation a gardé sa mobilité, il existe, dans l'examen du genou par exemple, des espaces inexplorés : l’espace intercondylien, les tubérosités du plateau tibial.
Ce sont ces difficultés journalières qui nous ont ame-
nés à étudier la technique de la méthode préconisée par
notre maître, M. Henri Beclère, dans un article publié
par lui en novembre 1922 (1) et qu'il a illustré depuis par des présentations de films à la Société de Chirurgie.
Cette méthode consiste, pour obtenir le contact le plus intime de la plaque ét de la région à étudier, à incurver le film et à le placer dans la concavité que présente le corps, l’'ampoule étant du côté de la convexité.
Par ce procédé, on peut radiographier de face les membres ankylosés ou immobilisés. Et dans le cas d'articulations mobiles, on obtient, en prenant le cliché sur le membre fléchi, des images nettes de régions que le film plan ne permet pas d'explorer. 5
Notre travail est divisé en deux parties.
Dans la première nous avons étudié, tant par le calcul que par l'expérimentation, quelle était la déformation de l’image projetée sur un film courbe. Nous avons essayé de donner de cette déformation des mesures exactes, et nous avons tracé des abaques destinés à faciliter l’application de la méthode.
La deuxième partie comporte l'étude des diverses articulations par la méthode du film courbe et nous y comparons les résultats obtenus à ceux donnés par les techniques habituelles.
Nous terminons par quelques exemples d'application de la méthode à des cas pathologiques.
- (1) H. BEcLÈRE. L'emploi des films à double émuision en radiographie. Journal de Radiologieet d’Electrologie. Tome IV, n° {1 (Novembre 1999), page 543.