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ECOLE FRANÇAISE

Si la stéréoradioscopie fut un peu moins rapidement réalisée que la radiographie en relief, ses origines sont cependant lointaines.

Presque immédiatement après la découverte des rayons X, Roulliès et Lacroix commencent à recher-" cher un dispositif permettant de juger du relief en radioscopie. Mais, leurs premiers essais sont loin d’être couronnés de succès ; c’est seulement au mois d'avril 1898, qu'après les expériences concluantes, ils prennent leur premier brevet.

Au mois. d'octobre 1898, ils commencent à expérimenter dans le Laboratoire de Bergonié à Bordeaux. Et c’est en 1899, dans un article sur « un dispositif nouveau de radioscopie stéréoscopique » qu’ils font connaître les résultats de leurs expériences.

Ce sont dans le monde les premières recherches précises sur la question. Leur procédé, que nous étudierons, repose sur la méthode des éclipses. Et Ber-

gonié n’hésite pas à écrire : « J’estime que ce procédé et cet appareil très simples peuvent dès maintenant entrer dans la pratique médicale, surtout si les au teurs peuvent le simplifier ».

En 1900, apparaissent les noms de Villard et de Guilloz. L'étude de tous les procédés ramène aux méthodes qu'ils ont imaginées dès cette même année.

Villard, dans une série de recherches, s'efforce d’in-, troduire l’emploi des courants alternatifs dans la stéréoradioscopie. Après une communication préliminaire où il fait entrevoir les possibilités d’une telle méthode, il décrit en 1901 un procédé de stéréoradioscopie par les courants alternatifs. L’année suivante, en 1902, il apporte deux solutions au prasiene des ampoules stéréoradioscopiques.

Après une première communication, en 1900, au Congrès de Radiologie, « sur un dispositif fluoroscopique stéréoscopique », Guilloz fait paraître une série d’études remarquables sur la stéréoradioscopie..

En 1902, il décrit trois méthodes de plus en plus simples au point de vue appareillage : deux tubes de bobines avec un viseur rotatif cylindrique ; une bobine et deux ampoules et un viseur à diaphragmes s’ouvrant alternativement ; une bobine et une ampoule symétrique. En même temps il étudie expérimentalement les conditions de l’examen stéréoradioscopique ainsi que les illusions possibles dans l’appréciation du relief.

En 1903, nouveau procédé : une ampoule oscillante ; la sensation de relief est alors obtenue par la. vision consécutive d'images monoculaires.

Cherchant à faire encore plus simple, il étudie, en 1904, le moyen d'obtenir la radioscopie en relief sans sélecteur d'images par la méthode des réseaux. C’est enfin lui qui, en 1906, au Congrès de Milan, est rapporteur sur la question.

Estanave, en 1908, reprend pour son compte la méthode des réseaux, mais n’en obtient aucun résultatpratique. | :

Pendant la grande guerre, en 1915, Gibon recherche les procédés possibles de stéréoradioscopie, procédé d'images séparées et côte à côte sur l'écran, fusionnées par stéréoscope ; procédé à feuille métallique plissée rappelant la méthode des réseaux ; procédé à. disque radio-opaque synchrone du trieur d’images.

Lièvre, en 1917, décrit un procédé de stéréoradioscopie avec deux ampoules alimentées alternativement par un commutateur tournant avec un sélecteur d’image synchrone et formé de deux disques tournant

en sens inverse.

L'idée d'utiliser, pour les applications stéréoscopiques, deux tubes Cooldge montés en opposition, revient à Saleil. Celui-ci, du reste, dans un article de 1920 sur Putilisation de tubes Coolidge à radiateur branchés en sens inverse, ne fait que mentionner cette possibilité.

. Après une communication préliminaire en 1923, sur la stéréoradioscopie, Lambert, de Nancy, continuant les travaux de son prédécesseur et maître Guilloz, fait construire par Gaiffe, en 1995, deux appareils de stéréoradioscopie. Un de ses appareils est mis en expérience la même année dans le service du Docteur Bé-

lot, à l'Hôpital Saint-Louis. Mais les essais ne donnent pas les résultats attendus, probablement en raison des défauts de synchronisme de l’obturateur.

Ce n’est en effet qu'avec les progrès de la construc-

tion électrique, beaucoup plus tard, en 1939, la réali- ;

sation pratique d’un moteur rigoureusement synchrone permettant à Bardon de réaliser un appareil fonctionnant de façon convenable.

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