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L'ECOLE ALLEMANDE

C’est au Congrès de la Société de Physique Allemande qu’en 1900 Boas présente la première communication en cette langue sur la stéréoradioscopie.

L'année suivante, en 1901, trois constructeurs d’Erlangen : Reïiniger, Gebbert et Schall, décrivent « un dispositif nouveau pour la radioscopie stéréoscopique ». Ils emploient un tube stéréoscopique et un dispositif mécanique synchrone de répartition du courant et de sélection des images.

Le tube stéréoscopique est formé, en quelque sorte, de la fusion de deux ampoules par leur cathode. Au milieu du tube, en effet, est située une tige axiale supportant deux cathodes opposées. À chaque extré-

mité du tube se trouve une autre cathode. Un moteur

électrique entraîne de façon synchrone un obturateur pour le système optique, et un répartiteur qui fait passer alternativement le courant dans chacun des deux circuits cathode-anticathode.

En 1917, Regener décrit « un appareil simple pour la radioscopie stéréoscopique ». C’est à peu de chose près le dispositif précédent ; même transmission mé-

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canique du mouvement au distributeur et à l’obturateur synchrone, avec toutefois cette différence que c'est ici l'interrupteur rotatif qui entraîne l’ensemble du dispositif.

Le tube est toujours un tube à gaz, mais ici l’ampoule a deux cathodes et c’est l’anticathode qui est double. En outre, on regarde à travers l’obturateur dans une glace. On obtient donc une vision orthomorphique de l'objet : celle que l’on aurait en se mettant à place du tube.

Druner, en 1918, dans un article sur divers sujets, décrit à propos de la stéréoradioscopie un procédé consistant. à obtenir par deux ampoules convenablement éloignées un couple stéréoscopique séparé sur l’écran radioscopique. Pour fusionner les images il

utilise un système de prismes.

Ce procédé est repris en 1923 et perfectionné par Stumpf. Il a l’avantage des procédés statiques de ne pas nécessiter d’obturateur synchrone et de permettre l'emploi d'écrans quelconques sans avoir à se préoccuper de leur rémanence.

En 1927, Gartenmeister décrit un appareil de stéréoradioscopie qui est la combinaison de LARPRCte de Reiniger et de celui de Regener.

La même année, au Congrès de Radiologie, Gebbert décrit le premier dispositif vraiment moderne : deux tubes Coolidge branchés en sens inverse sur un transformateur à haute tension. À cet appareil est joint un dispositif d’observation formé de deux obturateurs rotatifs mis en mouvement par deux petits moteurs synchrones et démasquant alternativement

les yeux de l’opérateur. Le dispositif est monté sur une sorte de support de miroir frontal.

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