‹ La Radioscopie en ReliefChapitre 34 sur 52 · LUE IT ER · texte numérisé non relu

LUE IT ER

leton démasqué pendant la décharge correspondante...

< Pour inverser le rôle des yeux on emploie un commutateur placé sur le primaire du transformateur. > Los €

Pour régler l'appareil, « on dispose les tubes près d’un écran fluorescent de manière à bien distinguer l'illumination produite par chacun d’eux. On règle ensuite une fois pour toutes la phase de l’oculaire de manière à ne voir avec chaque œil que lillumination produite par un seul tube et à la voir le mieux possible ». a

L'ampoule stéréoradioscopique (1902).

Ce sont deux solutions du problème de l’ampoule stéréor adioscopique :

‘« 1° L'ampoule stéréoradioscopique est une ampoule construite comme à l'ordinaire, sauf que l’anticathode présente une assez grande longueur dans la direction perpendiculaire au plan de symétrie de Pampoule. Un petit électro-aimant alternatif placé au voisinage, dévie les faisceaux cathodiques alternativement du plan de symétrie et détermine ainsi sur l’anticathode deux foyers de rayons X. La vision se fait au moyen d’un stroboscope synchrone. Ce dispositif assure l'égalité constante des deux foyers d’émissions et permet d'en faire varier l’écartement dans la mesure nécessaire, On peut également, sur le même principe, constituer l’anticathode par deux lames en échelon. Une déviation très faible des faisceaux suffit pour que les foyers alternants se forment chacun sur un échelon.

« 2° On peut encore employer une ampoule munie de deux cathodes opposées entre lesquelles est une anticathode double sur laquelle se forment les deux foyers alternants. On peut rapprocher ou écarter légèrement ceux-ci au moyen de deux ‘demi-bagues aimantées placées devant les cathodes.

« Cette disposition est toutefois insuffisante, l’anticathode n'étant pas anode noircit l’ampoule et la production des rayons est médiocre. On y remédie par l'addition d’une électrode supplémentaire que lon relie au pôle négatif d’une source électrique auxiliaire, le pôle positif étant réuni à l'anticathode. Dans ces conditions, les deux sources électriques se mettent elles-mêmes en série. La production de rayons augmente notablement et le noircissant est évité. »

METHODE DE GUILLOZ

Les méthodes propres à réaliser la stéréoradioscopie

Guilloz dans une première série de recherches s’efforce de réduire au maximum « la complexité trop grande du matériel employé ».

1° Il emploie d’abord deux tubes et deux bobines dont les interrupteurs rotatifs sont décalés de telle façon que la décharge des bobines ait lieu alternativement. Sur le même axe que les interrupteurs est monté le trieur d’images. C’est un cylindre creux déprimé en son milieu pour placer le nez et dont les parois présentent de chaque côté trois fentes tracées suivant les 6 génératrices équidistantes (les vides

“+ Me.

Tee égalant les pleins). Les fentes de l'œil droit sont décalées de 180° par rapport à celles de l'œil gauche. On vérifie que chaque œil ne voit qu’une image et on règle la plongée de chaque interrupteur pour que les images soient d’égale intensité.

2° Le deuxième dispositif comporte l'emploi d’une bobine et de deux ampoules. Les pôles de l’induit de la bobine sont reliés : l’un au même pôle des tubes, Pautre à un bras métallique fixé à l’extrémité d’un long axe isolé. Ce bras tourne en regard de deux segments métalliques de forme hémiannulaire opposés, séparés par un intervalle et reliés respectivement aux pôles libres des deux ampoules. Aïnsi pendant la rotation le courant de la bobine passe successivement par l’une et l’autre ampoule. Sur l’extrémité libre de Faxe on montre avec un décalage convenable par rapport au bras métallique un petit commutateur. de courant actionnant le jtrieur d’images. Celui-ci est formé de deux électro-aimants commandant deux petits diaphragmes qui s'ouvrent alternativement devant les yeux de l’observateur.

3° Mais le plus simple est évidemment d’employer un seul tube et une seule bobine. Guilloz à donc cherché à réaliser un tube dont les électrodes puissent alternativement fonctionner comme cathode et anticathode. Ce nouveau dispositif comporte une ampoule symétrique dont les deux électrodes formées de deux disques plans de chrome sont placées en regard l’une de l’autre à la distance interpupillaire moyenne. Le tube ne noircit pas à l’usage et fonctionne de façon satisfaisante quand il est puissam-

Reed

ment alimenté. Pour effectuer avec cette ampoule la

radioscopie stéréoscopique en courant continu on monte sur l’inducteur de la bobine un commutateur inverseur tournant sur le même axe que le commutateur qui actionne le trieur d'images.

Procédé de radioscopie stéréoscopique à ampoule mo-

bile (1903).

Mais, que l’on opère avec deux tubes ou avec un

tube à double anticathode, il est toujours difficile de

les régler à égale intensité (n'oublions pas qu’il s’a-

git de tubes à gaz). Leurs inégalités prédisposent aux illusions de relief. L'emploi d’un tube symétrique donne des images moins nettes et ne permet pas d’obtenir un fonctionnement tout à fait régulier.

Une grande difficulté est donc supprimée si l’on déplace le tube au lieu d'utiliser deux sources de rayons X. :

Guilloz établit alors expérimentalement que la sensation de relief se crée facilement par la vision successive des deux yeux avec une alternance très lente.

Pour le montrer il emploie le dispositif suivant : on.

fait tourner devant un stéréoscope ordinaire un disque présentant deux secteurs vides. Les vides passent

alternativement devant les verres du stéréoscope de

telle sorte que les visions ne peuvent se faire au même moment que par un seul œil. On trouve alors que la sensation parfaite de relief est obtenue avec une vitesse de rotation du risque qui, suivant les observateurs et les conditions d'observation, ne dépasse pas 5 tours par seconde, est en moyenne de 3 et peut

Ne

même être abaissée à 1. Cette expérience montre donc que la radioscopie stéréoscopique est pratiquement réalisable en déplaçant le tube à rayons X.

Le dispositif est alors le suivant : l’ampoule est montée sur un support mobile autour d’un axe. Entre l’axe et l’autre extrémité du support (où se trouve l’ampoule) est placé un galet qui se déplace dans la gorge d’une poulie. La gorge est formée de deux sillons parallèles occupant chacun environ une demicirconférence de la poulie. Leurs plans parallèles sont distants de 1 cm. et raccordés par un chemin sans courbure brusque. La longueur de ces raccords n’occupe qu'environ le 1/10 de la circonférence. Lorsque la poulie tourne, le tube est déplacé alternativement à gauche et à droite. La grandeur du déplacement dépend évidemment de la longueur donnée au support. Le 1/10 du temps de rotation est employé à ce déplacement, le tube occupe pendant les 0.45 de la rotation, la position gauche et pendant le même temps.

D’après Guilloz, les tubes résistent bien à ces brusques déplacements. Un dispositif mécanique d’ailleurs amortit les oscillations quand le tube arrive aux positions extrêmes. Le trieur d'images dans ce dispositif est l'appareil à diaphragme oscillant commandés par électro-aimants.

La radioscopie stéréoscopique sans stéréoscope par la méthode des réseaux (1904).

Le principe de la méthode est très simple : supposons que devant un écran se trouve un réseau ou un

Page 1