‹ La Radioscopie en ReliefChapitre 35 sur 52 · UT AE · texte numérisé non relu

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gril formé d’une série de barres opaques et parallèles. Ces barres sont séparées les unes des autres par des intervalles égaux à leur diamètre.

Devant le gril plaçons un objet. Prenons deux peti-

tes sources lumineuses punctiformes dont la distance est égale à celle des yeux. Plaçons-les où seraient normalement les yeux de l'observateur. Chacune de ces sources donnera sur l'écran une ombre ms de l’objet.

Inversement si l’on considère les ombres de l’écran, chacune d’entre elles peut être considérée comme la perspective de l’objet en vision directe (en remplaçant Is deux sources lumineuses par les yeux de l’observateur).

À ce moment, si l’observateur voit simultanément et respectivement chacune des perspectives, il aura la sensation du relief de l’objet. La seule condition à remplir consiste donc à ne pas mélanger les perspectives de façon que chaque œil ne puisse voir que celle qui lui correspond.

Il suffit pour cela que le réseau employé à pro-

duire ces perspectives soit placé de façon convena-

ble par rapport à l’écran. Il faut que les rayons lumineux issus de l’une des sources et portant ombre de l’objet frappent l’écran dans des régions qui correspondent à l’ombre que donne l’autre source des fils du réseau. |

Ces images sont incomplètes. Elles sont respectivement formées d’une série de traits régulièrement espacés et ayant un intervalle égal ou un peu supérieur au diamètre des barres du réseau.

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Ces deux images sont aussi formées de hachures enchevêtrées sur l’écran ; mais pour les séparer il - suffit, le réseau restant en place, que les yeux occupent la place des sources.

On a d’ailleurs :

D=—distance d'observation ; E—écartement des yeux.

e=intervalle du réseau ; x=distance de la plaque au réseau.

Pour obtenir un pareil réseau on peut enrouler, à spires jointives sur une mince planchette de bois, un fil de cuivre isolé (le diamètre total du fil étant un peu inférieur au double du diamètre du fil métallique). Le cadre recouvert, on fixe les fils sur les bords et on coupe ceux qui recouvrent l’une des faces, on a ainsi un réseau pour rayons X dans lequel les vides sont représentés par l’isolant transparent aux rayons et les traits par des fils qui sont opaques. Le réseau qui sert à observer est le positif d’une téléradiographie du réseau métallique.

METHODE D'ESTANAVE L'écran stéréoradioscope (1908).

Sous ce nom, Estanave décrit une méthode de stéréoradioscopie identique dans $on nie à la méthode des réseaux de Guilloz.

L'appareil est constitué par un écran fluorescent placé entre deux réseaux. Le réseau situé du côté de lampoule est un réseau métallique, celui du côté de

l'observateur est le positif d’une téléradiographie du précédent. L'ensemble forme lécran stéréoradijoscope.

On emploie habituellement deux ampoules, mais on peut comme l’a indiqué Guilloz pour une autre iméthode, se servir d’une seule ampoule qui bascule de façon à prendre deux positions distinctes.

Si l’on place entre l’écran et les tubes le corps à examiner, on percevra en vision binoculaire une image radioscopique unique pourvue de relief.

Mais si l'expérience réussit parfaitement avec des sources lumineuses, il n’en est pas tout à fait de même avec des ampoules à rayons X.

« On s'aperçoit rapidement que la luminosité de

l'écran laisse beaucoup à désirer et que l’on devine les ombres plutôt qu’on ne les perçoit. Mais le principe est posé et dès que lon pourra augmenter la Juminosité des écrans, la question sera pratiquement résolue ».

Néanmoins la méthode des réseaux a été complète- “ment abandonnée. .

METHODES DE GIBON Procédés de stéréoradioscopie (1915).

Pour l'extraction des éclats métalliques, de plus utile, écrit Gibon, serait la radioscopie stéréoscopique qui n’a jamais été pratiquée, le procédé des réseaux ayant été à peine essayé aussi bien en photographie qu’en radioscopie ». >

1° Deux ampoules où une ampoule à deux anti-

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cathodes. Un diaphragme avant une fenêtre de largeur variable. Les rayons X viennent former deux images séparées sur l'écran. Les images forment évidemment un couple stéréoradioscopique qu’on regarde dans un stéréoscope.

Avec le diaphragme réglable on juxtapose sur l'écran les deux images de la partie intéressante. La largeur maximum du diaphragme métallique est toujours inférieure à l’écartement des deux anticathodes et proportionnelle à sa distance à l'écran.

2° Deux ampoules ou une ampoule à deux anticathodes. Une feuille métallique plissée est située derrière l’écran, les deux sources de rayons X sont orientées de telle façon que les rayons de l’une soient sensiblement perpendiculaire à la direction d’une moitié des plis et prennent en enfilade l’autre moitié des plis. L’inverse exactement doit se passer pour lPautre source.

On a donc sur l’écran un couple stéréoscopique formé de bandes alternées qu’on regarde avec un stéréoscope de Cases.

3° Pour voir directement le relief sur l'écran, Gibon décrit enfin. un procédé avec obturateur opaque aux rayons X pour les ampoules, synchrone d’un trieur d'images. k

Il pense à Ja possibilité des procédés suivants :

1° Disques ajourés synchrones tournants.

2° Balancements de secteurs opaques.

3° Obturateurs synchronisés par flexibles.

4° Obturateurs synchronisés par commandes électriques.

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