‹ La Radiothérapie dans les HémiplégiesChapitre 18 sur 32 · LANGE · texte numérisé non relu

LANGE

la Beausserie, malheureusement non publiés. Nous avons été à même de voir, à l’hôpital Bichat, les excellents résultats obtenus par lui dans le traitement des varices ou des complications de varices. Il emploie les rayons X dans les cas d'inactivité des injections sclérosantes (action probable sur le tonus des fibres musculaires lisses), ou bien, au contraire, quand celles-ci produisent des troubles locaux trop puissants (scléroses étendues, périphlébites, phlébites).

Pour notre part, les conditions vasculaires de nos malades ont été améliorées. Nous signalerons, tout particulièrement, la rareté des récidives d’ictus après le traitement.

d) ACTION SUR LE TISSU SCLÉREUX CICATRICIEL

L'action des rayons X sur le tissu cicatriciel est classique. En ce qui concerne particulièrement le tissu nerveux, Hesnard (Arch. d’Electro-radio. Janvier-Septembre-Octobre 1916) a montré que le traitement roentgenien déterminait, dans les cas de cicatrices nerveuses, en dehors du décollement de la cicatrice tégumentaire, une diminution de la densité des adhérences périnerveuses, et un certain état d’irritation inoffensive du neurone, favorable à la réparation du nerf.

Des expérimentations sur l’animal ont démontré que l’irradiation agit :

— sur les adhérences, en faisant régresser leur tissu fibreux dense vers l’état embryonnaire, ou par une

Ne

prolongation du stade embryonnaire, et en déterminant des hémorragies interstitielles, lesquelles favorisent leur décollement,

— sur le tissu conjonctif du neurone, en ayant une action indiscutable sur la sclérose intérieure du nerf. Cette action se traduit, macroscopiquement, par un ramollissement des fibres conjonctives néoformées et par une diminution de l’induration du nerf; histologiquement, par une disparition progressive des cellules formant les fibres collagènes, ou, tout au moins, par un arrêt de leur développement.

Les jeunes fibres nerveuses demeurant, au cours de cette modification du tissu conjonctif ambiant, très actives; elles cheminent de facon plus régulière vers le bout périphérique.

€) ACTION TROPHIQUE.

Cette action remarquée dans les cas de blessure de guerre traitées par Hesnard, a aussi été décrite par Lenardizzi (Quad. Radiologici 1932 : Roentgenthérapie rachidienne dans les lésions trophiques des membres : 14 cas), par Le Goff (Sté de Radiologie, 1935.; Sté d’Electrothérapie, Janv. 1936).

f) ACTION SUR LES TROUBLES TASO-MOTEURS.

Sur la spasmodicité vasculaire due à une lésion des centres vaso-moteurs, les irradiations ont été ten-

tées :

MTS

Maladie de Raynaud (Monier, Vinard, Delherm, Beau).

Erythrocyanose (Goisin, Bienvenue).

Cette action heureuse a été de même démontrée par nos observations.

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