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ACTION SUR LES HYPERTENSIONS SANGUINES DES IRRADIATIONS CRANIENNES

Nous avons pris systématiquement la tension artérielle de tous nos malades, avant et après lirradiation, et à chaque séance.

Les modifications trouvées au Vaquez se sont de prime abord, montrees variables, quoique nous nous soyons mis dans les meilleurs conditions possibles (malades toujours couchés, au repos depuis un moment, à la même heure de la journée).

Tantôt la T. A. montait d’un demi em. en bloc; tantôt la différentielle augmentait ou diminuaït; tantôt les deux chiffres baissaient d’un ou d’un demi Cm.

Mais les modifications d’une semaine à l’autre ont été beaucoup plus démonstratives : peu de modifications sur les tensions normales, mais systématiquement les hypertendus ont présenté une baisse nette. Pendant les intervalles des séries, Max. et min. tendaient à remonter.

De toutes ces données, nous pouvons inférer que la radiothérapie ne peut avoir qu’une influence heureuse sur les hémiplégies. L’expérimentation thérapeutique va nous démontrer le bien fondé de ces espérances.

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Utilisations antérieures des rayons X

dans les affections du système nerveux

Nous ne parlerons pas des processus tumoraux qui sont en dehors de la question.

a) LES AFFECTIONS DOULOUREUSES DU NEURONE SENSITIF.

Lors des premiers essais de traitement par les rayons, comme l’on constata très rapidement une sédation des douleurs dues aux néoplasmes, on pensa que les irradiations pouvaient avoir une action analgésique. Les résultats furent contradictoires.

Mais, depuis les observations de Babinski, Charpentier, Delherm, les irradiations radiculaires, associées quelquefois aux irradiations périphériques, sont d’une pratique universellement admise.

b) LES AFFECTIONS MÉDULLAIRES DIVERSES.

Dans les pachyméningites, scléroses en plaques, scléroses diverses, on vit d’heureux résultats (rapport de Beaujard et Marinesco).

De leur côté dans les névrites motrices, Delherm et Laquerrière (Jour. de Radiologie, 1921) affirment que la radiothérapie permet d’agir rapidement sur lorigine même des troubles.

c) LES SEQUELLES DE TRAUMATISMES DE GUERRE.

Nous avons vu plus haut les observations de Hesnard; et les lésions traumatiques diverses, qu’elles

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soient encéphaliques médullaires, des nerfs périphériques ont été traitées, d’autre part, par Beaujard, Bordier et Gérard.

Cestan et Descomps firent paraître, à ce sujet, un remarquable article dans la Presse Médicale du 25 Nov. 1915, sur la radiothérapie de certaines lésions traumatiques du système nerveux, leur but étant de lutter contre l’élément spasmodique des traumatismes de la région psycho-motrice.

L’indication primordiale, d’après ces auteurs, est qu'il faut se trouver en face de lésions évolutives susceptibles de modifications, qu’il s’agisse de lutter contre l’élément douleur ou l’élément spasme.

Ils citent ainsi 32 observations d’hémiplégies organiques spasmodiques, limitées suivant les cas au membre supérieur, au membre inférieur, ou à la face, soit de paraplégies spasmodiques, d’origine médullaire avec pachyméningite secondaire.

Toutes les lésions étaient des lésions fibreuses jeunes et répondaient aux conditions optima indispensables, et les thérapeutes ont considéré qu’ils devaient le succès qu’ils ont obtenu à la précocité de l'application radiothérapique.

Les résultats furent satisfaisants : 4 cas d’amélioration considérable, 7 cas d’amélioration notable, 5 cas d'amélioration légère; c’est-à-dire que 50 % des sujets traités montrèrent des regressions lésionnelles importantes.

d) L'ÉPILEPSIE.

Des essais furent tentés, d’abord sur l’épilepsie Bravais-Jacksonienne, puis sur l’épilepsie essentielle.

Déjà, en 1920, dans les lésions du système pyramidal, Kummer (Revue Médicale Suisse Romande, t. XL, n° 10), avait traité une hémiplégie à la suite d’une chute sur la tête, et qui, à la suite de la trépanation, avait présenté des crises épileptiformes tous les 8 jours environ.

D’autres auteurs signalent des faits analogues Sgalitzer (Wiener Klinishe Wochenschrift, n° 48, 1935), présente lui aussi des résultats favorables dans l’épilepsie traumatique l’épilepsie essentielle, Pépilepsie avec signes de compression cérébrale. Cet auteur, dans le même article, recommande d'employer les rayons X dans la méningite tuberculeuse, dans les foyers de ramollissement, et d’hémorragie cérébrale, et au cours de la débilité mentale des enfants.

€) LES POLIOMYÉLITES ET LES ENCÉPHALITES.

D’abord par Beaujard, puis plus systématiquement repris par Bordier, le traitement des poliomyélites, se fit à l’aide de cette méthode, ces auteurs affirmant que la paralysie peut être transformée en une affection qui n’entraîne plus aucune infirmité, la radiothérapie aidant à la restauration des cellules nerveuses motrices non encore atrophiées complètement dans la mœlle. Ce traitement devant être fait le plus

tôt possible.

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De même Jaulin et Limouzi, au Congrès de Bordeaux en 1923 décrivent un cas de poliomyélite antérieure aiguë à marche progressive, arrétée dans son évolution et améliorée suffisamment pour permettre au malade de reprendre son travail. Les réactions de dégénérescence, cependant, n’étant pas modifiées.

A la même époque Bergonie soumet à des séances de radiothérapie pénétrante des malades atteints d’encéphalite léthargique, pensant pouvoir agir ainsi sur les paroïs des vaisseaux capillaires et sur les proliférations névrogliques pour enrayer le développement de la maladie. Il eut, à peu près, autant de succès que d’insuccès. -

Déjà Chartier en 1920, avait remarqué les bons effets de cette thérapeutique dans les reliquats médullaires et radiculaires de l’encéphalo-myélite épidémique (traitement combiné avec : bains lumineux, effluvations).

Les résultats chez les Parkinsoniens étant cependant loin d’être excellents.

f) LES PARALYSIES PÉRIPHÉRIQUES NON TRAUMATIQUES

Furent aussi traitées de même; paralysies faciales (Constantin), radiculaires.

£) LES POLYNÉVRITES.

Depuis une dizaine d’années, celles-ci ont été traitées par Le Goff (Bull. de la Soc. d’Electro., Janv. 1936. Thèse de Le Bars.)

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