‹ La Radiothérapie dans les HémiplégiesChapitre 23 sur 32 · OBSERVATIONS ET RESULTATS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS ET RESULTATS

Observations :

OBSERVATION I. — M. D... 43 ans.

Envoyé par son médecin, il vient consulter dans le service de radiologie au sujet de son hémiplégie qui dure depuis quinze mois et demi.

Historique :

Le 5 mars 1935, au soir, le malade ressent un malaise général. Le lendemain matin au volant de sa voiture (c’est un camionneur) un nouveau malaise le prend, caractérisé par une oppression thoracique, pendant deux minutes environ. On va chercher le médecin, quand celui-ci arrive, le malade a perdu connaissance. Il reste 2 jours dans {le coma. Il se réveille complètement para- Iysé du côté droit et aphasique.

Progressivement l’aphasie disparaît et seulement fin Avril 36 le malade peut faire quelques phrases.

Cécité verbale complète jusqu’au mois de Décembre

Trois jours après l’ictus, le malade avait été envoyé à la Pitié où on lui a fait une prise de sang dont il ignore le résultats.

T. A. à ce moment : maxima 16 (?).

Le AUNSc

Reste à la Pitié jusqu’au mois d'Avril 1935.

Va ensuite à Bicêtre jusqu’en Octobre 1935. Ensuite revient chez lui.

Aucun traitement lui a été fait.

Examen :

I! marche un peu depuis le mois de Mai 1935. A l’heure actuelle il est obligé de s’aider d’une canne, mais se fatigue vite; démarche caractéristique en fauchant, dysmétrie très nette dans le lancement de la jambe.

Aucune force de préhension dans la main qui est presque immobile. Réflexes du M. S. et du M. I. exagérés.

L’achilléen avec trémulation.

Clonus du pied et de la rotule.

Légère hémiparésie faciale.

Anarthrie très nette, ne lui permettant de s’exprimer que difficilement.

Etat stationnaire depuis le mois de Mai.

Nous lui commençons son traitement le 20 Juin.

6 séances jusqu’au 1°” Août.

A l’avant dernière séance, le malade nous dit se sentir mieux et marcher plus facilement avec moins de fatigue. Il arrive à serrer légèrement la main, il arrive d’autre part, à étendre ses doigts en faisan un angle de 70° avec le plan de la paume.

Un mois après nous le revoyons

Il met facilement la main sur la tête, et il nous dit luimême qu'il se peigne avec peu de difficulté. Dans le dos, il remonte la main jusqu’à la hauteur de la taille.

Une chose remarquable, chez cet homme, qui est vigoureux de son naturel, c’est la force de préhension de sa main qui a augmenté d’une façon extrême. Il arrive à saisir des objets assez lourds tels qu’une chaise, à soulever une table. Ses doigts sont encore un peu « gourds » mais c’est tout.

RE

L’aphasie s’est beaucoup améliorée, il parle avec facilité, seuls certains mots difficiles le font achopper parfois.

OBSERVATION II. — Mme V.., 52 ans. (Service du Dr. Chiray).

Entrée le 30 Mars 1936, à la suite d’un ictus hémiplégique arrivé progressivement en quelques heures. Dans la matinée elle s'était aperçue d’une certaine difficulté pour parler, puis avait senti un malaise et avait perdu connaissance : chute. La malade « s’est réveillée >» dans la voiture d’ambulance vers 16 heures. Aphasie complète

à ce moment là.

Historique :

Début : en Juillet 1934.

Pendant une dizaine de jours la malade a ressenti des bourdonnements dans l'oreille droite, des sifflements, et n’entendait plus de cette oreille. Affolée elle va consulter à St-Louis.

Le 10 Juillet au soir (la malade continuait à travailler) elle ressent dans la rue un malaise : hémiplégie droite, paralysie faciale droite, aphasie.

Cette dernière dure trois jours.

Elle aurait fait à cette époque de l’hypertension (26 ce Mx°#)

Elle est soignée par son médecin et reste couchée chez elle pendant 2 mois.

L’hémiplégie regresse un peu et au mois de Décembre elle arrive, étant accompagnée, à sortir dans la rue. Son aphasie n’a pas complètement disparue et elle à une anarthrie extrêmement prononcée (la même qu’à l’heure actuelle).

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Antécédents personnels :

Contact spécifique en 1918.

1921 ulcère à la jambe droite.

1931-1932 : consultations à St-Louis pour la jambe : biopsie : spécificité; B. W. : positif.

Examen clinique :

Anarthrie très nette, rendant l’interrogatoire difficile el s’accentuant très rapidement au cours de l’examen.

Hémiplégie droite : au M. I. atrophie du quadriceps.

Hypoesthésie de la jambe droite surtout au niveau de la face externe, quelques erreurs à la différenciation de la piqûre et du toucher.

La cuisse par contre est Se,

Réflexe rotulien exagéré.

Réflexe achilléen exagéré et presque interminable.

Clonus du pied et de la rotule.

Babinski en extension.

Au M.S.

Immobilité en demi flexion.

Doigt plié dans la main.

Amyotrophie notable.

Hypoesthésie. Réflexes vifs.

A gauche rien de remarquable sauf le réflexe rotulien qui est légèrement vif, le Babinski est indifférent.

Parésie faciale droite.

Examen des autres appareils :

Rien à signaler sauf le cœur qui présente un clangor du 2° bruit.

Examens de laboratoire :

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