‹ La Radiothérapie dans les HémiplégiesChapitre 24 sur 32 · L. C. R. : B. W. négatif · texte numérisé non relu

L. C. R. : B. W. négatif

Alb. 0,20; Lympho. 1,2.

Sang : Urée 0,20;

Hecht. +++ Vernes LE

BAM TE Kahn + +

Traitement à l'hôpital :

Acétylcholine 0,10 pendant un mois; Cratoégus;

Muthanol : I. M. tous les 3 jours;

2 injections d’auto-hémothérapie.

Aucune amélioration depuis le second ictus, à part laphasie qui s’est transformée en anarthrie.

Radiothérapie commencée le 21 Avril 1936, suivant notre technique.

DL

5? 1 5/1072:5710 AF tr 150:KV. 3°M4 Fe Grand localisateur

Aucune modification à la 2° séance sauf la T. A. qui baisse et qui continuera à baisser progressivement (sans aucun autre traitement) 22,1/2 - /12; puis 20,1/2 - /13; puis 19,1/2 - /12; puis 18/12.

A la 3° séance la malade paraît-il se sent mieux sa main lui semble plus légère.

À la dernière séance, la malade est venue seule à la salle de radiothérapie au lieu d’être ramenée en brancard; les réflexes sont toujours vifs mais l’achilléen n’est plus interminable.

I nous semble que se dysarthrie diminue, il est vrai

PART ee

que nous l’interrogeons moins longuements que la première fois.

Nous la revoyons au début de Juillet nettement transformée. Sa dysarthrie existe toujours, mais très légère, elle accuse parfois un léger bégaiement, ses reflexes plus vifs à droite ont quand même nettement diminués. Le clonus a disparu.

L’hypoésthésie a disparu, le Babinski, par contre nous semble exister toujours.

Sa main a repris une certaine force que nous constatons quand elle nous la tend.

La T. A. a remonté légèrement : 19/12.

Il existe toujours un léger « fauchage » maïs beaucoup moins accentué.

Au point de vue subjectif la malade se sent nettement mieux, comme « il y a longtemps qu’elle n’avait été ».

Voici donc une malade ayant eu un ictus il y a 2 ans l'ayant obligée a rester au lit 2 mois et ayant laissé comme sequelles une dysarthrie très prononcée, une difficulté très grande pour marcher et la presque impotence du bras droit. Un second ictus vient frapper la malade. Il est évident que le pronostic à ce moment là est extrémement réservé, et cependant au bout d’un mois 1772 la malade se lève et au bout de 3 mois à peine, elle a tellement récupérée que depuis son premier accident elle n’a jamais été aussi bien à tous points de vue.

OBSERVATION III — Mme C.…., 62 ans (Service du Dr Boidin).

Entrée à Bichat le 1‘ Septembre 1935 venant de chez elle. La veille, elle avait senti son bras droit plus lourd, le lendemain matin elle se réveille normalement, mais vers 10 heures ressent un malaise général : la malade

LLSÈNRE

tombe sur le côté, ses jambes se dérobant sous elle; elle n'aurait pas perdu connaissance.

Pas d’aphasie.

Antécédents.

Une phlébite de la jambe droite il y a plusieurs années,

Pas de R. À. A.

Un enfant vivant bien portant.

2 fausses couches à la suite.

L'examen du sang et du liquide céphalo-rachidien auraient été négatifs au point de vue syphilis.

À l’entrée avait une tension de 17/10, 1/2 (?).

Traitement :

3 piqûres de cyanure de Hg.

3 semaines d’acétylcholine : à la suite sa T. A. serait

descendue à 14/8.

On lui a fait des massages.

Examen clinique :

(Examinée le 12 mai).

Hémiplégie droite spasmodique en extension.

Depuis 1 mois 1/2 la malade arrive à se traîner de lits en lits. Peut remonter sa main jusqu'a la hauteur de l’ombilic, mais sa force de préhension est nulle.

Reflexes : M. I. : rotulien très vif.

achilléen très vif et prolongé; clonus du pied et de la rotule; Babinski en extension.

M. S. : stylo-radial et cubital vifs.

Rien à signaler pour les autres appareils.

Nous lenvoyons immédiatement dans le service le même jour, où on va lui faire 6 séances de radiothérapie (jusqu’au 23 Juin).

L'amélioration est absolument nulle à ia fin de cette série.

Diane:

Mais nous continuons à voir la malade et une semaine aprés la dernière séance, cette malade grabataire depuis î mois, qui depuis seulement 1 mois 1/2 arrivait à se trainer péniblement en raclant son pied droit nous dit ressentir une amélioration; elle se sent moins fatiguée. Nous l’examinons mais nous ne remarquons rien de bien probant; sauf ses reflexes qui sont beaucoup moins vifs.

Au bout d’un mois nous revoyons la malade qui vient seule dans le service, comme nous lui avions demandé de le faire, la démarche est beaucoup plus alerte, et pour nous montrer ses progrès, elle accentue le balancement de son bras paralysé en marchant.

Au mois d’Août, un nouvel examen pratiqué, nous montre une diminution très nette de la vivacité des reflexes à droite, une disparition du signe de l’éventail, une disparition du clonus du pied et de la rotule; la malade boite un peu mais fauche à peine, la main remonte jusqu’à la région médio-sternale et en arrière jusqu’au niveau de la 9° Vert-dorsale. Enfin elle arrive à tenir des choses légères avec sa main.

OBSERVATION IV. — Mme G.., 50 ans. (Service du Dr BOIDIN).

Amenée à Bichat le 4 Décembre 1935.

Aucun renseignement sur la maläde, (aurait d’après l'infirmière présenté des crises convulsives à son arrivée). :

Impossibilité de savoir quelque chose par elle-même, car d’une part elle est très obnubilée, d’autre part elle présente une aphasie complète.

Examen clinique à l’entrée :

Hémiplégie droite flasque.

Urée : 0,35.

Traitement : cyanure de Hg; Acétylcholine.

La malade est revue par nous le 9 Mai 36;

La malade répond « oui » à toutes les questions qu'on lui pose, semble très euphorique, rit sans raison, présente une aphasie à la fois motrice et sensorielle, pas complète cependant, et, s’il lui est impossible de distinguer une cigarette d’un stylo ou d’un drap, arrive toutefois au bout d’un certain temps à obéir aux ordres qu’on lui donne : « tire la langue », donnez-moi la main ».

D'autre part si on lui montre une cigarette, elle ne peut pas dire le mot mait fait le signe de fumer, après quelques gestes désordonnés. Lenteur psychique évidente.

En plus : Hémiplégie droite;

reflexes à gauche semblent normaux; reflexes à droite à peine plus vifs que de l’autre côté; Babinski indifférent; Pupille G. un peu plus petite que la Dr.

mais pas d’Argyll.

Amenée à la radiothérapie le même jour.

On lui fait 6 séances se terminant le 30 Juin 36.

A l’avant-dernière séance, légère amélioration de la jambe mais pas d’autre modification.

Une semaine après la dernière séance, nous allons la voir et nous remarquons une amélioration nette de la jambe qui est soulevée du plan du lit, flexion de la jambe sur la cuisse à environ 50°.

Le bras fait de même quelques mouvements de pronation et de supination alors qu’il était complètement inerte auparavant.

L’aphasie ne présente que peu de modifications; le vocabulaire s'enrichit cependant : « ça va bien » peut-elle

dire. Elle arrive à répéter certains mots qu’on prononce avant elle. Elle désigne du doigt un stylo, une cigarette, sans toutefois arriver encore à prononcer d’elle-même les noms.

Nous Ia revoyons vers la fin Août. La malade arrive à se mettre au pied de son lit. Son bras a des mouvements beaucoup plus amples et elle tend la main pour la serrer un peu.

Son état d’euphorie à fait place à un sentiment plus réel des choses et elle s'inquiète de sa maladie en langage <« petit négre ». Cependant quelques mots usuels lui deviennent familiers et son aphasie semble en voie de disparition.

OBSERVATION V. — Mme L.., 51 ans. (Service du Dr Borpin).

Entrée à l’hôpital le 15 Octobre 1935.

Depuis une huitaine de jours, la malade « parlait tout drôle » et ce phénomène allait en s’accentuant. Elle rentre à l’hôpital. |

2 ou 3 jours après son entrée, paralysie progressive de la partie droite avec paralysie faciale droite légère.

A l'examen : hémiplégie droite flasque complète avec les signes classiques et aphasie complète. T. A. : 20/8.

Elle reste dans le service du Docteur Boidin jusqu’au début de Février, et elle nous est envoyée à ce moment là parcequ’elle souffre de son épaule droite et qu’on a diagnostiqué une plexite. On nous demande de faire de la radiothérapie : amélioration très rapide. Nous demandons que la malade nous soit renvoyée pour son hémiplégie.

Examen clinique le 12 Février :

Paralysie complète spasmodique du M.S. et du M. I. :

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