VUE TER
Ils sont formés par des groupes de neurones très caractérisés : cellules pyramidales géantes (d'autant plus nombreuses et plus grandes qu’on se rapproche du lobule paracentral), dites cellules de Betz.
Les cylindraxes de ces cellules, passant par le centre ovale, convergent pour former la couronne rayonnante et se dirigent vers la capsule interne : la partie occupant le genou (faisceau géniculé) correspond aux fibres destinées à la face; les fibres occupant le bras postérieur constituent le faisceau pyramidal destiné aux centres médullaires; les fibres toutes postérieures correspondent au lobule paracentral.
Puis de là, les faisceaux nerveux vont passer dans le pédoncule cérébrale, la protubérance annulaire, le bulbe et enfin la moelle, se distribuant dans les centres moteurs périphériques, après croisement.
En plus des rapports intrinséques que nous venons de voir et des rapports dus à la contiguité de la boite cranienne et des méninges, les relations dans la région encéphalique avec ie système artériel, seront primordiales.
La face externe de l'écorce cérébrale sera le territoire de la Sylvienne.
L’irrigation des noyaux gris centraux et de la capsule interne se fait par des artères qui vont, sans s’anastomoser, à leurs territoires respectifs.
Parmi celles-ci, le groupe des striées externes nous intéresse particulièrement. C’est parmi elles que se trouve « l’artère de l’hémorragie cérébrale » ainsi que Charcot l’a nommée, allant du noyau lenticulaire
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au noyau caudé en traversant le bras antérieur de la capsule interne.
La voie motrice centrale est centrifuge. Elle transmet les ordres, élaborés dans les centres moteurs corticaux, aux neurones périphériques du côté opposé à l’exception de quelques fibres qui sont homo- Itaérales.
L’irritation des centres corticaux produit des mouvements dans les muscles du côté opposé du corps : épilepsie, phénomènes convulsifs.
La lésion des neurones (lésion corticale), ou des cylindraxes, en un point quelconque de leur parcours, leur inhibition, par un phénomène ischémique, toxique ou infectieux, détermine la paralysie centrale.
Etiologie, Pathogénie et Anatomie Pathologique
Les lésions peuvent être :
— Mécaniques, par lésion directe, telles que celles dues à des fractures ou à des plaies pénétrantes du crâne, avec des corps étrangers, des esquilles.
Par compression, la voie motrice centrale n’étant elle-même pas directement touchée. Ces compressions pouvant provenir des tissus nerveux circumvoisins (tumeurs, abcés, kyste. etc), ou des enveloppes (osseuse : exostoses, tumeur osseuse; méningées : hématone, tumeur méningée, pachyméningite).
— Vasculaires, et nous aurons
Le ramollissement cérébral, ou mortification asep-
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tique d’une partie du cerveau, qui succède à l’oblitération de lartère nourricière d’un territoire encéphalique, engendré par :
a) L’embolie.
b) La thrombose, par athérome ou par syphilis artérielle.
Les ischémies transitoires.
L’hémorragie cérébrale.
L’artério-sclérose, avec œdème cérébral localisé, donnant de l’obnubilation psychique, des accidents délirants ou convulsifs.
— Toxi-infectieuses, donnant des hémiplégies fréquemment non systématisées. Le plomb, l’alcool, l’arsenic, le mercure pourront en être la cause. L’urémie, le diabéte, l’asystolie pourront provoquer des autointoxications avec une symptomatologie semblable.
En plus des maladies du système nerveux, comme la paralysie générale, le tabés, la sclérose en plaques, l’encéphalite épidémique, on aurait vu lPhémiplégie compliquer la fièvre typhoïde, la diphtérie.. ete...
— Mais à côté de ces lésions, on a trouvé des altérations provoquées par suite de processus périlésionnels scléro-cicatriciels. Toutes les causes que nous venons de voir s'adressant à des tissus voisins de ceux formant la voie motrice centrale (hémorragie lointaine, piqueté hémorragique discret et diffus, infections à distance et infiltration leucocytaires progres- sives, dues à l’extension de la lésion primitive) vont provoquer, au sein du tissu nerveux, des perturba-
tions, dans la nutrition, dans la circulation, dans la trame des cellules conjonctives de soutien. Il en résultera des formations nouvelles de cellules conjonctives, des réactions de défense qui provoquerons la naissance de fibres scléreuses englobant, étouffant la cellule noble.
Symptomatologie