RD
rayons X est celle qui, tous les électrons secondaires étant intégralement exploités et l’action des parois de la chambre d’ionisation étant annulée, fait apparaître dans un centimètre cube d’air atmosphérique à zéro degré centigrade et sous pression de 76 cm. de mercure, une conductibilité telle que la quantité mesurée à courant de saturation soit égale à une unité électrostatique ».
Lorsqu'un faisceau parallèle et monochromatique, c’est-àdire composé de photons ayant la même énergie, traverse la matière inerte, il abandonne une certaine partie de son énergie radiante. Cette énergie absorbée dépend de l'épaisseur du corps traversé, de sa nature, de la longueur d'onde du rayonnement suivant ‘la loi exponentielle :
Ix = 1 ere
10 énergie incidente ; IX énergie reçue à la distance x traversée ; e —2,71828 ; quant à pu cœæfficient global d’absorption il est pratiquement de la forme : p densité.
Z numéro atomique du corps = a + CZ | absorbant : .
, €’ constantes facteur de diffusion r facteur de fluorescence
FONMAMEOIES
= 4 L= CZ | (Bragg-Pierce)
re»
Si au lieu d’un corps simple il existe un mélange ou une combinaison, Z doit être remplacé par une fonction des numéros atomiques de l’absorbant ; l'absorption est un phérnomène atomique qui ne dépend pas de l’état physique où chimique des atomes.
Formule uniquement applicable dans les tranches comprises entre les longueurs d'ondes critiques qui correspondent aux discontinuités d'absorption : C’ ayant pour chaque tranche une valeur particulière.
Ces longueurs d’ondes critiques caractérisent, comme leur nom l'indique, l'élément puisqu'elles correspondent aux différents niveaux d'énergie K, I, M de l’atome absorbant et par conséquent elles suivent la relation très simple de Moseley.
Nr
Loi de Moseley K constante a constante très petite vL fréquence correspondant au niveau K
Hier | El
ÿ qui s'écrit encore : NZ EP 0 R “ fréquence correspondant au niveau K.
a constante très petite pour un niveau donné R constante de Rydberg : 3,2 1015 Sec-1
Cette loi exprime que pour un corps absorbant donné et en dehors des limites de discontinuités, les radiations sont d'autant plus absorbées que leur longueur d’onde est plus grande.
Concluons, en nous basant sur les phénomènes d’absorption uniquement, que pour atteindre au maximum les lésions profondes il faut utiliser des radiations à faible longueur d’onde, encore appelées dures où périétrantes ; au contraire, pour traiter les lésions superficielles où rendues telles par le chirurgien. il est nécessaire d'utiliser des radiations de plus grande longueur d'onde appelées encore radiations molles qui, absorbées dans les premiers centimètres, ont une action très réduite sur les tissus sains sous-jacents.
b) Etude au point de vue qualitatif.
Ce qui vient d’être décrit au sujet de l’action de R. X. sur la matière représente le point de vue quantitatif puisqu'il s'agit du taux de l'énergie absorbée: Les divers phénomènes observés, c'est-à-dire le point de vue qualitatif, mérite aussi quelque étude puisqu'il nous donne un aperçu de ce qui se produira dans la matière vivante.
Un faisceau monochromatique de R. X. de longueur d’onde
qui tombe sur la matière engendre un rayonnement qui peut être divisé en deux parties
1°) un rayonnement où prédomine l'élément ondulatoire qui est composé de photons
non absorbées, diffusées sans changeinent de longueur d'onde,
a) Radiations de même longueur d’onde
b) Radiation de longueur plage diffusée due à l'effet Compbee tde où radiations caractéristiques émises par l’anticathode radia-
mais toujours plus grandes : a tions calorifiques,
donc naissance d’un faisceau polychromatique qui se déplace vers les grandes longueurs d’onde ;
2°) un rayonnement où prédomine l'élément corpusculaire qui est composé d'électrons
a) électrons de recul dus à l'effet Compton, b) électrons dus à l'effet photo-électrique.
20) Faisceau polychromatique.
Ce qui précède se rapporte uniquement à un faisceau monochromatique mais un tube à R. X. ne donne qu’un faisceau polychromatique ; d’une part limité vers les petites longueurs d'onde par À longueur d’onde minimum qui dépend uniquement de Ia tension génératrice selon la formule de 12350
À ; et, d'autre part, théoriquement illimité
Duane — volts
vers les grandes longueurs d’ondes, l’ensemble formant le fond continu.
Si une épaisseur de matière est placée sur le trajet d’un tel faisceau, chaque longueur d’onde est absorbée spécifiquement d’après ce que nous avons vu : l’absorption d'énergie étant d'autant plus grande que la longueur d'onde est plus grande. Cette action de la matière sur les radiations est comparable à l’action d’un tamis, d’un filtre sur les particules de matières de différentes grosseurs qui laisse passer surtout les plus petites particules ; de même la filtration d’un faisceau de R. X. par la matière aura le double but : « durcir » et « homogénéiser » le faisceau en supprimant une partie des radiations molles du fond continu (fig. 3).
02 Àm 04 06 08 XÀ
Fc. 8. — Courbes spectrales de répartition de l'énergie. I. Avant filtration.