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II. Après filtration. L

L'absorption d’un faisceau monochromatique étant repré-

sentée par une exponentielle ou par une droite en coordonnées : ; : Re

semi-logarithmiques (fig. 4), l'absorption d’un faisceau poly-

Intensité transmise

Profondeur FIG. 4. — Courbes d'absorption.

I. Faisceau monochromatique en coordonnées semi-logarithmiques. IT. Faisceau polychromatique en coordonnées semi-logarithmiques. IT. Faisceau monochromatique en coordonnées ordinaires.

chromatique ne répond pas à une formule rigoureuse et il faut construire la courbe point par point. Sur les figures les 3 courbes illustrent ce qui précède.

Nous étudierons plus loin comment peut être caractérisé le

polychromatisme d’un faisceau, caractéristique indispensable pour comparer les traitements avec les divers appareils : pour le moment nous indiquerons le voltage générateur et la filtration associée pour préciser un faisceau X.

Pour terminer ce paragraphe, comparons la répartition de l'énergie dans le vide et dans la matière.

— Dans le vide, l'énergie reçue par une surface est indépendante de la longueur d'onde et dépend uniquement de la distance au foyer selon la loi de l'inverse du carré.

— Dans la matière, l'énergie transmise dépend spécifiquement de la longueur d'onde et de la nature de la matière suivant la loi de Bragg-Pierce et de Moseley, ainsi que de l'épaisseur traversée suivant une loi exponentielle.

Dans ce dernier cas, la courbe d'énergie spectrale obtenue après une certaine épaisseur a sa forme modifiée ; l'effet de la filtration se traduit par une courbe spectrale moins étalée, une diminution variable des ordonnées E et par une diminution de An, correspondant à l'énergie maximum ; au contraire la longueur d'onde à reste fixe (voir fig. 3).

B) — Action sur la matière vivante.

Nous venons de voir que la matière réagit à l’action d’un rayonnement au point de vue énergétique par un phénomène, l'absorption qui dépend électivement de la longueur d'onde et qui en dépend de deux manières : d’une façon continue selon la relation de Bragg-Pierce et d’une façon discontinue selon la relation de Moseley. La matière vivante suivra évidemment les lois d'absorption de toute matière puisque les atomes sont les mêmes et que l'absorption est un phénomène atomique : mais en plus la vie elle-même va-t-elle répondre différemment à chaque longueur d'onde ? Certaines longueurs d'ondes auront-elles des effets cellulaires, spécifiques, critiques ? Ce problème du rôle du facteur À sera étudié en détail plus loin (p.85); nous en donnons la conclusion ici

I1 semble que les effets biologiques observés dépendent de

l'énergie absorbée et non pas de la longueur d'onde. Une même épaisseur d'un même tissu absorbant une même quantité d'énergie, dans le même temps et la même ambiance biologique, engendre les mêmes réactions (compte tenu des variations individuelles), quelle que soit la longueur d'onde qui apporte cette même énergie.

Les radiations molles de la radiothérapie de contact, engendrées à bas-voltage, sans filtration, ont la piopriété d'être absorbée plus rapidement dans les premiers centimètres de la peau : ainsi l'énergie est réduite de moitié après un parcours de 1 cm. de profondeur ; tandis que les radiations dures, produites par potentiel élevé et après filtration, ont une énergie réduite de moitié seulement après une dizaine de centimètres. Pour une même dose en surface, les radiations. molles abandonnent la presque totalité de leur énergie dans les tissus superficiels tandis que les tissus profonds sont peu irradiés. Par conséquent, le bas-voltage sera utilisé pour produire un rayonnement s'adressant électivement aux lésions superficielles ; il renforce donc l’action sélective de la courte distance sur les lésions qui peuvent être mises au contact du tube. Le bas-voltage permet, lui aussi, une économie dans la construction et le fonctionnement de l'appareil.

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