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CHAPITRE PREMIER

Dans toute thérapeutique, qu’elle utilise le bistouri, le mêdicament ou le rayonnement, le double but reste le même : d’une part atteindre avec efficacité les cellules anormales, d'autre part épargner le plus possible les tissus sains et éviter les réactions nuisibles à l'organisme. :

Dans la radiothérapie, et surtout la radiothérapie antitumorale, deux conditions d'applications très différentes se présentent

— tantôt la lésion à détruire est profonde, séparée de la ‘peau par des tissus sains qu’il faut respecter ;

— tantôt la lésion est superficielle ou extériorisée et alors les radiations après avoir traversé le tissu pathologique doivent s’amortir très vite pour ne pas endommager inutilement les tissus situés au-dessous. |

La rœntgenthérapie, pour obtenir la solution générale de chacun de ces deux problèmes, modifiera d’une façon appropriée les deux facteurs les plus importants de toute radiothérapie :

1°) la distance du foyer, qui émet les rayons X à la peau

(représentée par FP = Focus-Peau) ;

20) la plage des longueurs d'onde utilisée, qui dépend à la fois du voltage générateur et de la filtration du faisceau à sa sortie.

Examinons donc successivement le rôle de la distance focuspeau, du voltage avec filtration et de leur combinaison, pour déduire les différentes techniques rœntgenthérapiques. Nous définirons alors la radiothérapie de contact une technique rœntgenthérapique caractérisée par l'utilisation :

10) d’un bas-voltage, de 50 kïlovolts environ, engendrant un faisceau de rayons X dont la longueur d’onde minimum Ào = 0,2 À ; avec une filtration très réduite jusqu'à 0,2 mm. d'aluminium ;

2°) d’une courte distance focus-peau de l’ordre de quelques centimètres.

Au cours de cet exposé noüs montrerons, les conséquences thérapeutiques de cette double condition : courte distance — bas-voltage. :

D'abord la conséquence fondamentale, la raison même de cette technique : Seules les lésions que l’on pourra mettre au « contact » du tube seront traitées, seules elles recevront le maximum d'énergie tandis que les tissus sains sous-jacents ne recevront qu’une intensité insignifiante et seront respectés.

Ensuite les autres conséquences : débit énergétique érès élevé, donc durée de traitement très court, quelques minutes au plus, permettant ainsi l'irradiation non seulement des lésions superficielles telles que la peau ou les muqueuses accessibles de la bouche, du vagin, mais encore l’irradiation des lésions profondes extériorisées par un acte chirurgical tels les néoplasmes de la vessie; mais irradiations des petits volumes uniquement (quelques centimètres cubes), avec un appareil de dimensions réduites, souple, maniable, réalisant un traitement économique pour le malade et le médecin.

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