‹ La Radiothérapie Des Fibromes UtérinsChapitre 12 sur 50 · NS · texte numérisé non relu

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point augmentée. Ces pertes fatiguent beaucoup la malade qui présente un état général des plus défectueux. Elle a en effet

souffert d’entérite antérieurement, et a fait des lésions non

douteuses du côté de son sommet droit. Actuellement, elle

nous apparaît très anémiée et très amaigrie. Le moindre effort l’essouffle. Et même en dehors de ses époques qui sont particulièrement douloureuses, elle souffre de façon presque con-

stante au niveau des reins et dans le bas-ventre.

Elle se demande si elle va pouvoir continuer son emploi. L'examen local nous montre au niveau de la paroi antérosupérieure de l’utérus du côté gauche, une masse de la gros-

seur d’une mandarine.

Cette malade nous est envoyée pour être traitée par la radiothérapie. La question se posait de savoir si nous devions sou-

mettre à l’action stérilisante des rayons de Rœntgen une

femme âgée seulement de trente ans. Devant les antécédents de

la malade, devant son refus formel d’une intervention chirurgi-

cale et en présence de cet état général déplorable, le traite-

ment radiothérapique fut institué fin novembre 1910.

5 H. sont administrées (rayon, n° 8 filtre de 1 millimètre) sur

chaque région ovarienne et sur la tumeur du 20 novembre:

au 3 décembre.

Nouvelle série analogue fin décembre.

Depuis le début du traitement, la malade a présenté deux périodes menstruelies. La première a été moins abondante que les précédentes (même durée). La seconde d’une abondance égale. Mais la malade a beaucoup moins souffert pendant ses époques, Entre ses époques bien que très faible encore, elle

supporte mieux les fatigues que lui imposent son emploi, elle

éprouve moins vivement ces tiraillements lombaires qui jusqu'alors étaient si pénibles.

Des séries de trois séances de 5 H. toutes les trois semaines sont administrées dans des conditions analogues aux précédentes, pendant les mois de janvier, février, mars, avril.

Les règles ont persisté plus abondantes en janvier, puis ont progressivement diminué en février, mars et avril.

En avril, les époques ont duré quatre jours. Deux premiers jours : pertes faibles, les deux derniers: écoulement à peine appréciable. Jamais de pertes entre les règles.

Mais l’état général s'est beaucoup amélioré. La malade se sent beaucoup plus forte, elle souffre beaucoup moins. Ses époques ont cessé d’être douloureuses.

Entre les époques, la malade nous dit qu’elle est presque vaillante maintenant.

La fatigue ne détermine plus ces douleurs jadis si pénibles.

L'examen local pratiqué fin avril nous a permis de constater

que la masse fibreuse était réduite au volume d’une noix.

Cette observation est intéressante de ce fait qu’un traitement actif de cinq mois n’a pas amené la ménopause sans doute parce que cette malade est relativement très jeune (trente ans).

Les 17 observations que nous relaterons maintenant nous ont été très obligeamment confiées par le D' Bordier de Lyon. Nous l’en remercions très sincèrement. Ajoutons que toutes les fibromaleuses traitées par le D' Bordier ont été soumises à une technique spéciale que nous décrirons ultérieure-

ment (p. 103).

res

OBSERVATION VII Es

(Due à l’obligeance du Dr Bordier.)

Me C..., quarante-six ans, deux grossesses à terme. Depuis

cinq ans celte malade perd de plus en plus abondamment au moment des règles. Elle a consulté un grand nombre de médecins et de chirurgiens tellement. elle est effrayée de perdre: ainsi. Tous lui trouventun fibrome, un lui ordonne de l'ergotine et du tannin, on lui fait aussi des cautérisations au thermocautère.

Quand elle vient me voir en octobre, elle: me montre une véritable liasse d'ordonnances ; son fibrome qui paraît remonter à six ou sept ans est assez volumineux ; son bord supérieur

est à un oudeux doigts au-dessus de l’ombilic,il y a 18 centi-

mètres de ce bord jusqu’au pubis. Les bords droit et gauche Eee

sont tous les deux à trois doigts des épines iliaques, le fibrome est comme une grossesse de six mois, d’après son médecin le D: Burgat. |

La malade se plaint de pertes très abondantes, elle perd des caillots et ses pertes sont arrivées à durer quinze-vingt jours.

Le traitement radiothérapique amène la suppression des règles après la troisième série d'irradiation. La malade très exhubérante, « n’en croit pas ses linges ». Plus de pertes depuis les règles de novembre.

Le volume du fibrome diminue très rapidement, à fin janvier, 11 n'est plus perceptible à travers la paroi abdominale. Il

est de la grosseur d'une belle orange y compris la matrice.

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L'état général s’est déjà sensiblement relevé. La malade n’a

aucun signe d'insuffisance ovarienne.

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